Programmation du Congrès
de l’Institut TA

Découvrez ci-dessous le contenu des conférences et symposiums

Le 25, 26 et 27 mars 2020, l’Institut des troubles d’apprentissage vous donne rendez-vous à Montréal pour son 45e Congrès.

Découvrez ci-dessous le programme de chaque journée :

Mercredi 25 mars
Jeudi 26 mars
Vendredi 27 mars

Programme du mercredi 25 mars

De 8h30 à 10h00 – Cérémonie d’ouverture

De 10h00 à 10h30 – Pause-café 
De 10h30 à 12h00 – Bloc de conférences M1
Détails des conférences M1

M1.1 – Le coenseignement : pour une collaboration efficace

Le coenseignement est défini comme un travail pédagogique en commun, dans un même groupe, en même temps et dans le même espace, de deux enseignants qui se partagent les responsabilités pédagogiques pour atteindre des objectifs spécifiques. Dans cette conférence, les différents modèles de services seront d’abord analysés et critiqués de manière concrète. Ensuite, le coenseignement sera défini et les six grandes configurations du coenseignement qui sont généralement utilisées pour décrire le travail des coenseignants seront présentées et expliquées. Les conditions de mise en œuvre et les éléments pour la planification seront également exposés. Cette conférence s’appuiera sur de nombreux exemples issus des différents travaux menés sur le sujet depuis 10 ans et sur les données issues de la recherche.

Alice Havel Conférencier : Philippe Tremblay,
Doctorat en Sciences de l’éducation, Professeur à l’Université de Laval

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M1.2 – Le soutien au comportement positif (SCP), un modèle de réponse à l’intervention comportementale

De nombreuses recherches ont montré les liens existants entre les troubles du comportement et les troubles de lecture. Or, ce sont les élèves en trouble du comportement qui persévèrent le moins à l’école. Par conséquent, il devient essentiel d’implanter des systèmes d’intervention, fondés sur des données probantes, favorisant la prévention de ces difficultés. Le système de réponse à l’intervention comportementale Soutien au Comportement Positif (SCP) est fondé sur des données probantes. Nous présenterons les composantes de ce système, sa démarche d’implantation et les effets perçus à ce jour dans les écoles québécoises.

Alice Havel Conférencier : Steve Bissonnette,
Ph.D., Professeur à l’Université TELUQ

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M1.3 – Maximiser la qualité des interactions enseignants-élèves pour favoriser la compréhension en lecture : contribution de la collaboration interprofessionnelle

Dans le développement des compétences de compréhension en lecture (CL), il importe que l’enseignant soutienne à l’oral les habiletés langagières de ses élèves. Il met ainsi en place des stratégies pédagogiques qui s’actualisent par une kyrielle d’actions. Une étude effectuée auprès d’enseignants (St-Pierre et al., 2017) révèle que la majorité des comportements s’inscrivant dans les stratégies pédagogiques utilisées en soutien aux apprentissages dans des activités de CL est liée au développement de concepts et à la rétroaction, alors que peu concernent le modelage langagier. Cette conférence vise à présenter et discuter les comportements adoptés par des enseignants lors d’activités de CL tout comme leurs impacts sur le processus d’apprentissage des élèves dans les interactions vécues. À partir du corpus de 2979 énoncés de l’étude citée, les productions verbales des enseignants ont été analysées et mises en relation avec la qualité des réponses données par les élèves. Des pistes d’action préventives seront proposées, dans le cadre de la collaboration enseignant-orthophoniste, pour enrichir les interactions en classe. L’intégration par l’enseignant de comportements ciblés qui stimulent le langage des élèves à risque et en difficultés est une avenue simple à privilégier pour soutenir leur réussite scolaire.

Alice Havel Conférencière : Marie-Catherine St-Pierre,
Doctorat en Sciences de l’éducation, Ph.D, sciences biomédicales (option orthophonie), Professeure à l’Université de Laval

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M1.4 – Modalités d’accompagnement d’enseignantes dans la mise en œuvre du modèle RÀI préconisées par des orthopédagogues

La mise en œuvre du modèle RÀI et des pratiques sous-jacentes d’enseignement efficaces en salle de classe requiert un accompagnement, rôle que l’on reconnait de plus en plus aux orthopédagogues. Or, ce récent rôle de l’orthopédagogue n’est que brièvement décrit dans la littérature scientifique. Cette recherche a pour principal objectif d’explorer les modalités d’accompagnement utilisées par les orthopédagogues et de décrire l’impact de celles-ci sur les pratiques enseignantes en salle de classe. Pour ce faire, le discours de trois dyades enseignantes-orthopédagogues du primaire a été analysé. Ces dyades collaborent depuis au moins deux ans en contexte de mise en œuvre du modèle RÀI dans leur école. Diverses modalités d’accompagnement utilisées par les orthopédagogues et leur pertinence seront exposées. Il appert que ces modalités s’inscrivent dans une démarche d’accompagnement par l’orthopédagogue, laquelle n’est rendue possible que si elle s’inscrit dans un contexte collaboratif au sein duquel se développe une interdépendance des différents acteurs.

Alice Havel Conférencière : Geneviève Cusson,
Baccalauréat en adaptation scolaire et sociale, Orthopédagogue à la Commission scolaire des Laurentides

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M1.5 – Accompagner les élèves lors de la résolution de problèmes en mathématiques

Depuis le début du 20e siècle, la résolution de problèmes se présente comme le pivot des programmes d’études en mathématiques au Québec. Notre préoccupation de départ est issue de la problématique de l’application d’une approche par résolution de problèmes et de situations-problèmes en mathématiques dans les classes d’adaptation scolaire et dans des classes ordinaires dans lesquelles sont intégrés des élèves HDAA. Concrètement, que faire pour aider ces élèves? Comment les amener à développer une meilleure réflexion, un meilleur contrôle sur leurs actions et leurs choix tout au long de la résolution du problème? Sur une période de deux ans, des chercheurs ainsi que des conseillers pédagogiques, des orthopédagogues et des enseignants de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys se sont penchés sur la question. Grâce au partage d’expériences vécues dans les classes et de recherches en didactique des mathématiques, les différents participants ont établi une liste d’interventions porteuses d’une action contrôlée. Dans cet atelier, vous découvrirez le potentiel des interventions mises en place dans différentes classes du troisième cycle du primaire. La présentation s’appuiera sur de courtes vidéos et sur des productions d’élèves. Les participants de cette conférence repartiront avec un bagage d’interventions et d’idées facilement applicables qu’ils pourront personnaliser dans leur milieu.

Alice Havel Conférencière : Mireille Saboya,
Doctorat en éducation, spécialité didactique des mathématiques, Professeure en didactique des mathématiques à l’Université du Québec à Montréal
Co-conférencier·e·s :Alexandre Ducharme Rivard, conseiller pédagogique à la CS Marguerite-Bourgeoys; Lou-Anne Denis-Masson et Annie Beauchamp, enseignantes à la CS Marguerite-Bourgeoys

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M1.6 – BILINGUE – Le potentiel et les dangers de la réponse à l’intervention. Une évaluation critique d’une réforme éducative élaborée au cours des vingt dernières années

Plusieurs acteurs du monde de l’éducation, incluant des enseignants et des chercheurs, considèrent que la réponse à l’intervention (RAI) est susceptible d’améliorer le diagnostic du trouble d’apprentissage et l’offre de service en milieu scolaire. Bien que ce soit peut-être le cas, il y a aussi de bonne raisons d’être sceptique et de s’inquiéter. Certains considèrent par exemple que le RAI remet en question l’existence même du trouble d’apprentissage. Dans le cadre de cette présentation, nous allons porter un regard critique sur le potentiel et les dangers du RAI, tant au Canada qu’aux États-Unis. Nous allons examiner la question sous l’angle des pratiques et des politiques scolaires en faisant la distinction entre ce qui est suffisamment bien connu et ce qui ne l’est pas.

Alice Havel Conférencier : Douglas Fuchs,
Ph. D., Professeur à la Vanderbilt University Medical School
Co-conférencier : Éric Dion, professeur à l’UQAM

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M1.7 – L’anxiété de performance chez les enfants et les adolescents: ou quand le mammouth… devient un hamster

Dans cette conférence, Mme Marin décrira d’abord la différence entre le stress et l’anxiété et comment l’anxiété peut être un trait de personnalité, un état passager ou un trouble mental.Dans la seconde partie de la conférence, Mme Marin montrera comment le stress et l’anxiété peuvent affecter la performance des enfants et des adolescents. Pour bien faire comprendre ce que veut dire «performer», des tests d’attention et de mémoire seront effectués en groupe. Dans la troisième partie de la conférence, des moyens concrets pour diminuer la réponse de stress seront présentés.

Alice Havel Conférencière : Marie-France Marin,
Doctorat en neurosciences, Conférencière, chercheure et professeure

De 10h30 à 17h00 – Symposium MS.1 

Détails du symposium MS.1

MS.1 – Soutenir l’instruction, la socialisation et la qualification de l’apprenant ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA)

Comment aborder les trois grands axes de la mission de l’école québécoise, soit instruire, socialiser et qualifier, lorsque l’on travaille auprès d’élèves ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA)? Comment ajuster notre rôle professionnel ou notre enseignement pour s’assurer de maximiser le potentiel de chacun de ces enfants?
Ce symposium, s’adressant à l’ensemble du personnel scolaire, présentera les plus récentes avancées en termes :
(a) de profil cognitif des élèves autistes, de stratégies efficaces et innovantes permettant de favoriser leur apprentissage
(b) de particularités en lien avec le profil de socialisation et d’outils concrets pour soutenir leur épanouissement social à l’école
(c) de trajectoires de qualification mettant l’autodétermination de l’apprenant autiste au centre des réflexions et décisions
Un moment d’échange avec les conférenciers est également prévu afin de stimuler toutes les parties prenantes à travailler à la poursuite d’objectifs communs.

Gabrielle Sabbagh Coordonnatrice : Gabrielle Sabbagh,
Coordonnatrice du Réseau national d’expertise en trouble du spectre de l’autisme (RNETSA)

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COMMUNICATION 1 – Instruire
Défis et forces des jeunes autistes sur le plan cognitif

Isabelle Soulières, Ph. D., Professeure au département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal;
Anne-Marie Nader, Ergothérapeute et candidate au doctorat en psychologie à l’Université du Québec à Montréal

Les enfants autistes apprennent-ils de la même façon que les autres enfants? En quoi leurs trajectoires de développement diffèrent-elles sur le plan cognitif? Quelles sont leurs principales forces sur le plan cognitif? Quelles pistes peut-on en tirer pour favoriser les apprentissages en milieu scolaire?
Les enfants autistes performent beaucoup mieux en raisonnement abstrait que le laisse croire leur niveau apparent d’intelligence et d’adaptation. Cela est également vrai des enfants autistes non verbaux. Par ailleurs, certains enfants autistes font très peu d’apprentissages dans des situations d’enseignement formel, mais apprennent à lire par eux-mêmes, ce qui suggère des processus d’apprentissage différents.
Cette présentation abordera le profil cognitif des enfants autistes, avec les principales forces et les défis sur le plan cognitif. On s’interrogera aussi sur comment miser sur les forces de ces jeunes pour leurs apprentissages.

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COMMUNICATION 2 – Socialiser
Socialisation et élèves présentant un TSA : enjeux de leur réussite scolaire

Suzie Matteau, Sexologue, M.A., DI/TSA et populations vulnérables

Socialisation… L’école, un lieu de socialisation et un mandat de socialisation… Puis, l’élève TSA et ses défis de socialisation… Le DSM 5 adresse les enjeux et difficultés de communication sociale pour la personne TSA. La socialisation peut être alors un obstacle titanesque pour certains à l’intégration, à l’apprentissage et la réussite scolaire.
Cette conférence mettra en lumière les difficultés de communication sociale qui impactent sur la socialisation des élèves présentant un TSA. En contrepartie, elle ciblera les qualités et les forces de ces élèves présentant un TSA; lesquelles lorsqu’elles sont soutenues deviennent un facteur de contribution à la réussite scolaire de ces élèves.

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COMMUNICATION 3 – Qualifier
L’autodétermination : l’importance d’insister sur les deux plans pour soutenir la qualification des jeunes autistes et non-autistes

Marie-Hélène Poulin, Ph. D., Professeure au département des sciences du développement humain et social de l’Abitibi-Témiscamingue et chercheuse régulière à l’Institut universitaire en déficience intellectuelle et en trouble du spectre de l’autisme

Un nombre croissant d’études décrit les bénéfices associés au développement par l’exercice de l’autodétermination des personnes autistes. À cet égard, il est possible de soutenir le développement de l’autodétermination d’une personne tout au cours de sa vie en agissant à la fois sur ses capacités et sur les occasions qui lui sont fournies par l’environnement. Une recension des écrits a été récemment menée et a permis d’identifier des leviers pouvant être utilisés en milieu scolaire afin de travailler sur ces deux plans. Des données relatives au développement des capacités des jeunes autistes à s’autodéterminer seront présentées ainsi que des balises relatives à l’environnement scolaire, dans leurs dimensions physiques, matérielles et humaines. Des liens seront notamment établis avec les programmes éducatifs actuels. La qualification des élèves passe particulièrement par la compétence des intervenants scolaires donc l’emphase y sera mise. Quelques recommandations seront proposées afin d’accroître l’efficacité des milieux scolaires à soutenir l’autodétermination.

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COMMUNICATION 4
Panel de discussion : questions des participants du symposium

Toutes les conférencières du symposium MS.1

Lors de ce panel, les conférencières seront invitées à discuter des différents enjeux mis de l’avant par les participants tout au long du symposium.

De 12h00 à 13h30 – Dîner-conférence avec Mylène Paquette (en supplément) 

De 13h30 à 15h00 – Bloc de conférences M2
Détails des conférences M2

M2.1 – Répondre aux besoins de tous les élèves en classe ordinaire par la différenciation pédagogique

La collaboration des enseignants et des autres intervenants scolaires est essentielle afin de cibler des interventions de qualité. Celles-ci permettent de prendre en compte les divers besoins des élèves dans la planification et la réalisation des activités en classe. Durant l’atelier, nous aborderons différentes stratégies, dont l’apport des technologies comme moyen de différenciation pédagogique. Les participants seront amenés à approfondir leur compréhension des caractéristiques de certains élèves à besoins particuliers. Ils se familiariseront avec les balises d’adaptation et de modification ainsi que la démarche de différenciation pédagogique. Finalement, ils découvriront différentes stratégies pour soutenir une approche différenciée telles que l’apport des technologies et des aides technologiques comme soutien à l’apprentissage. Cet atelier permettra d’accompagner efficacement les enseignants et les autres intervenants dans la mise en place de stratégies flexibles favorisant la progression des élèves et leur engagement dans les tâches. La présentation des exemples et l’analyse des études de cas permettront aux participants de s’approprier davantage les thèmes présentés.

Alice Havel Conférencière : Geneviève St-Denis,
Maîtrise professionnelle en orthopédagogie, Chargée de cours et doctorante à l’Université de Montréal
Co-conférencières : Marie-Ève Giroux, doctorante et psychothérapeute supervisée et Catherine Duprey, chargée de cours et superviseure de stage à l’UQAM

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M2.2 – Défis et forces des jeunes autistes sur le plan cognitif

Les enfants autistes apprennent-ils de la même façon que les autres enfants? En quoi leurs trajectoires de développement diffèrent-elles sur le plan cognitif? Quelles sont leurs principales forces sur le plan cognitif? Quelles pistes peut-on en tirer pour favoriser les apprentissages en milieu scolaire? Cette présentation abordera le profil cognitif des enfants autistes, avec les principales forces et les défis sur le plan cognitif. On s’interrogera aussi sur comment miser sur les forces de ces jeunes pour leurs apprentissages. La présentation se basera sur les résultats de recherches récentes suggérant un profil cognitif différent et une approche différente du raisonnement chez les enfants autistes. Les enfants autistes réussissent beaucoup mieux en raisonnement abstrait que ne le laisse croire leur niveau apparent d’intelligence et d’adaptation. Cela est également vrai des enfants autistes non verbaux. Par ailleurs, certains enfants autistes font très peu d’apprentissages dans des situations d’enseignement formel, mais apprennent à lire par eux-mêmes, ce qui suggère des processus d’apprentissage différents. On pourra en tirer des pistes tant pour l’évaluation que pour l’intervention en éducation auprès des enfants sur le spectre de l’autisme.

Alice Havel Conférencière : Isabelle Soulières,
Ph.D. en psychologie, Professeure à l’Université du Québec à Montréal

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M2.3 – Les conversations enseignant-enfants au préscolaire : une avenue prometteuse pour promouvoir le développement du langage

Les conversations enseignant-élèves contribuent de manière importante et unique au développement du langage oral des enfants d’âge préscolaire. Au cours de cette conférence, nous allons présenter les connaissances scientifiques les plus récentes sur les caractéristiques essentielles d’une conversation « riche », c’est-à-dire qui contribue au développement du langage. Nous allons appuyer ces faits par de nombreux exemples qui permettront aux participants de développer leurs habiletés de conversation avec les élèves de 4 ans. Nous décrirons les deux composantes essentielles qui définissent les conversations de qualité, soit l’interaction et les sujets de conversation qui peuvent être abordés. Puis, l’influence du contexte conversationnel sera présenté afin que les participants puissent tirer profit au maximum des activités quotidiennes au préscolaire (collation, causerie, lecture d’histoire). À la fin de la séance, l’auditoire pourra : 1) décrire les caractéristiques essentielles d’une conversation de qualité, 2) tenir des conversations riches avec les élèves d’âge préscolaire en respectant des principes reconnus efficaces. La conversation étant une activité essentielle pour soutenir le développement du langage oral, il est important que les enseignants puissent intégrer les meilleures pratiques qui permettent aux élèves de développer leur langage oral.

Alice Havel Conférencière : Marie-Pier Gingras,
Maîtrise professionnelle en orthophonie, Orthophoniste et étudiante au doctorat à l’Université du Québec à Trois-Rivières

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M2.4 – Le rôle essentiel des orthophonistes dans les équipes-écoles : bien au-delà des sons de la parole!

Les orthophonistes sont les spécialistes de la communication orale, écrite et non verbale. Ils possèdent une compréhension des langues avec lesquelles leurs patients évoluent. Ils sont au cœur de la réussite scolaire et produisent un impact majeur souvent insoupçonné. En milieu préscolaire ou scolaire, la collaboration interprofessionnelle n’est pas toujours mise de l’avant, probablement par manque de ressources. La régularité dans les rencontres et une collaboration interprofessionnelle fonctionnelle font souvent défaut. Le rôle et l’apport de l’orthophoniste au sein d’une équipe préscolaire ou scolaire seront d’abord présentés. Ensuite, l’importance de la collaboration des intervenants (scolaires, familiaux, de la santé) pour un succès thérapeutique en communication sera exposée. Finalement, des stratégies éprouvées dans différents milieux seront proposées. L’auditoire sera ainsi sensibilisé sur l’importance de la collaboration et sera familiarisé à des moyens concrets pour mobiliser les acteurs clés du milieu de l’enfant afin d’assurer une collaboration interprofessionnelle.

Alice Havel Conférencière : Hélène Bodson,
Maitrise en orthophonie, Orthophoniste à la Clinique interdisciplinaire pour la communication, S.E.N.C.
Co-conférencières : Line Dicaire et Alexandra Fiorino, orthophonistes

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M2.5 – Des solutions « efficaces » pour intervenir en classe avec les élèves à risque et HDAA

Le personnel enseignant travaille de plus en plus avec des élèves présentant des difficultés de tout ordre. Il lui est difficile d’avoir une connaissance approfondie de toutes ces difficultés et connaître les interventions « efficaces » pour favoriser leur réussite. La conférence a pour but de présenter un outil pratique basé sur la recherche qui a été bâti pour le personnel enseignant afin de les aider à mieux accompagner leurs élèves. De plus, tous les personnels du réseau scolaire ont été consultés afin de savoir à quel moment ils pourraient intervenir. La première partie sera consacrée à la présentation du référentiel. Dans la deuxième partie, si le temps nous le permet, des mises en situations réalistes présentant des élèves ayant des difficultés d’apprentissage ou autres seront présentées et les participants tenteront de trouver des pistes d’intervention à l’aide du référentiel. Avec cet outil, les intervenants seront en mesure de trouver des solutions qui tiennent compte du caractère unique de chacun des élèves en difficulté dont ils ont la responsabilité et de mieux répondre à leurs besoins. Les élèves en difficulté d’apprentissage regorgent de possibilités, et pour tout enseignant souhaitant développer leur plein potentiel, ce référentiel sera très utile.

Alice Havel Conférencière : Isabelle Tremblay,
Baccalauréat en enseignement au secondaire français-géo, Conseillère à la vie professionnelle et pédagogique (enseignante) à la CSQ-FSE

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M2.6 – Scolarisation vers la classe ordinaire pour des élèves ayant des besoins particuliers : actions et ressources mobilisées

Cette communication présente les résultats d’une étude de cas multiples menée pendant l’année scolaire 2018-2019 portant sur des dispositifs scolaires mis en place dans les écoles québécoises pour soutenir la scolarisation d’élèves ayant des besoins particuliers vers la classe ordinaire. Les données proviennent de cinq écoles (primaire et secondaire) dans lesquelles des entretiens de groupes et individuels, des observations et de l’analyse documentaire ont été menés. Les données ont été analysées à partir du concept de dispositif scolaire tel que défini par Tremblay (2015) impliquant six composantes : populations, objectifs, ressources, actions, effets et espace-temps. Les résultats obtenus quant aux actions et aux ressources mobilisées dans ces cinq écoles pour soutenir des élèves ayant des besoins particuliers vers la classe ordinaire seront présentés. Des facilitateurs à la mise en place de tels dispositifs et des éléments favorisant la réorganisation des services éducatifs seront aussi exposés. Cette communication soulève des pistes concrètes desquelles les intervenants scolaires pourront s’inspirer afin de soutenir la scolarisation d’élèves ayant des besoins particuliers vers la classe ordinaire.

Alice Havel Conférencier : Marie-Ève Gadbois,
Maîtrise en éducation, Doctorante en éducation à l’UQAM

De 13h30 à 17h00 – Symposiums (MS.2 et MS.3) 

Détails du symposium MS.2

MS.2 – Des collaborations pour différencier au primaire, en adaptation scolaire et au secondaire

La différenciation pédagogique est généralement définie comme une façon d’enseigner à tous les élèves d’un groupe tout en tenant compte de sa diversité. C’est une approche proactive et centrée sur les besoins des élèves, dont font partie ceux qui ont des difficultés d’apprentissage. On la dit difficile à réaliser, entre autres parce qu’on manque de ressources matérielles, de formation sur l’apprentissage des élèves et de soutien à l’enseignement dans les écoles. Afin de répondre à ces différents défis, des professionnels se sont mobilisés et ont fait appel à des chercheurs pour développer leurs compétences et produire les innovations dont ils ont besoin. Ce symposium présente trois projets, initiés par les milieux scolaires, qui ont mené à des collaborations entre des enseignants, des conseillères pédagogiques et des chercheurs. L’intention du symposium est de leur donner l’occasion de partager leurs démarches et d’inspirer le milieu de l’éducation à coopérer pour relever les défis de l’enseignement à tous les élèves.

Mélanie Paré Coordonnatrice : Mélanie Paré,
Professeure agrégée à l’Université de Montréal

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COMMUNICATION 1
S’engager à différencier au profit de tous

Julie Corbeil, Enseignante, 3e cycle primaire, CSDM
Karine Jean-Bart, Enseignante 3e cycle primaire, CSDM
Audrey-Ann Guilbault, Enseignante en adaptation scolaire, 3e cycle primaire, CSDM
Mélanie Paré, Professeure agrégée, Université de Montréal

À la Commission scolaire de Montréal, trois professionnelles combinent leurs compétences pour aider leurs élèves du quartier St-Michel à faire une entrée confiante au secondaire. Depuis plusieurs années, deux classes ordinaires et la classe d’adaptation scolaire du 3e cycle primaire vivent un projet de décloisonnement. La forte hétérogénéité dans ces classes est une source d’innovations sans cesse en évolution : retrait des modifications dans les plans d’intervention, rédaction sur ordinateur, textes distribués et lus par les élèves à l’avance, romans au choix, sélection des contenus essentiels, travail en sous-groupes, etc. Aucun effort n’est ménagé pour donner le goût aux élèves d’être à l’école et d’apprendre. Plusieurs d’entre eux ont des difficultés d’apprentissage et/ou d’adaptation. La présentation de ces pratiques a pour but d’inspirer les professionnels qui développent la différenciation des contenus d’apprentissage. La collaboration avec une chercheuse permettra d’expliquer comment ces pratiques contribuent à l’engagement et la réussite des élèves.

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COMMUNICATION 2
Le projet L.I.R.E. : collaboration interprofessionnelle pour démocratiser l’accès à tous les élèves à des activités d’apprentissage par la lecture multimodale

Olga Majed, Conseillère pédagogique transversale
Nancy Bouchard, Conseillère pédagogique, accompagnement des gestionnaires projet CAR, planification stratégique et adaptation scolaire
Marie-Josée Blanchette, Enseignante
Sylvie C. Cartier, Professeure titulaire, Université de Montréal

À la Commission scolaire de Laval, le projet L.I.R.E. (Lecture Interactive Riche en Expériences) vise à démocratiser l’accès à une littératie multimodale gratuite, de qualité, arrimée au PFÉQ pour tous les élèves. Financé par le MEES (2017-2019), il veut répondre à quatre besoins observés dans le système scolaire québécois, dont le but ultime est de favoriser l’apprentissage par la lecture des élèves en contexte de pédagogie inclusive. Réalisé dans le cadre d’une communauté d’apprentissage professionnel regroupant des participants de la CS (conseillers pédagogiques, enseignants et élèves), des chercheurs de divers domaines et des personnes-ressources du Récit en adaptation scolaire, il a mené au développement du site L.I.R.E. (www.lirequebec.ca). La présentation portera sur le travail de collaboration qui a permis de réaliser ce projet ainsi que sur les ressources proposées dans le site L.I.R.E. qui sont accessibles à tous, et ce gratuitement.

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COMMUNICATION 3
Planifier son enseignement en fonction la diversité des besoins des élèves : une recherche-action-formation au secondaire

Madeleine Malenfant, Enseignante
Louis-Philippe Rosa, Enseignant
Geneviève Bergeron, Professeure, UQTR
Léna Bergeron, Professeure, UQTR

Au Collège Notre-Dame de Rivière-du-Loup, une équipe d’enseignants de différents niveaux scolaires et disciplines collaborent dans le but ultime de mieux tenir compte de la diversité des besoins qui se manifestent en classe et de rendre les élèves plus actifs dans leurs apprentissages. Accompagnés de deux chercheuses, ils explorent différentes voies, comme celles d’offrir plus de choix aux élèves, de faire une différenciation simultanée et de créer des activités plus signifiantes et intégratrices. En trame de fond, l’équipe travaille sur le développement d’une posture proactive de planification. Cet stratégie permet aux enseignants d’améliorer la cohérence entre leurs intentions d’apprentissage, leurs pratiques d’enseignement et d’évaluation et les obstacles à l’apprentissage anticipés. La présentation mettra en évidence le processus collaboratif des enseignants qui expérimentent ensemble de nouvelles pratiques et coconstruisent une vision de ce que peut représenter un enseignement plus équitable.

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COMMUNICATION 4
Panel de discussion : questions des participants du symposium

Tout·e·s les conférencier·e·s du symposium MS.2

Lors de ce panel, les conférencier· e· s seront invité· e· s à discuter des différents enjeux mis de l’avant par les participants tout au long du symposium.

Détails du symposium MS.3

MS.3 – Les connaissances et habiletés préalables au développement de la littératie : mieux agir pour prévenir tôt

Les enseignants du préscolaire se retrouvent régulièrement confrontés à des groupes d’élèves qui ne possèdent pas tous le même niveau de préparation à l’entrée à la maternelle, et ce, malgré tous les efforts des milieux scolaires depuis les dernières années pour réduire le nombre d’enfants qui amorcent l’école primaire en présentant certaines vulnérabilités sur les plans cognitif et langagier. Afin de permettre à ces enseignants de préparer adéquatement leurs élèves à leurs premiers apprentissages en littératie, il importe de continuer à réfléchir aux pratiques de classe les plus susceptibles de réduire ces inégalités. C’est dans ce contexte que se situe ce symposium dont l’objectif est de présenter un bilan des travaux scientifiques des dernières années en ce qui a trait aux connaissances et habiletés préalables au développement de la littératie afin d’orienter la mise en place de conditions d’enseignement qui permettent de soutenir la persévérance et la réussite scolaire de tous les élèves dès le préscolaire.

Rachel Berthiaume Isabelle Montésinos-Gelet Coordonnatrices : Rachel Berthiaume et Isabelle Montésinos-Gelet,
Professeures à l’Université de Montréal

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COMMUNICATION 1 – Introduction
Les connaissances et habiletés préalables au développement de la littératie : synthèse des connaissances actuelles

Rachel Berthiaume, Professeure à l’Université de Montréal

L’objectif de cette première conférence est de présenter l’état actuel de la recherche scientifique en lien avec les connaissances préalables au développement précoce de la littératie, soit en contexte de maternelle. De manière plus spécifique, il sera question du rôle de la conscience phonologique, de la connaissance des lettres, des connaissances lexicales, du développement graphomoteur ainsi que de l’environnement familial envers ce développement. Cette synthèse de la littérature sera suivie de la présentation des conférences qui composent ce symposium.

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COMMUNICATION 2
Soutenir le développement du vocabulaire à l’éducation préscolaire

Dominic Anctil, Professeur à l’Université de Montréal

Avant même l’entrée à la maternelle, les pratiques de littératie dans le milieu familial favorisent le développement de compétences précoces en lecture, à la fois sur le plan de la compréhension orale et du vocabulaire, qui sont prédictifs des résultats en lecture au primaire. Les élèves issus de milieux favorisés, chez qui de telles pratiques sont plus fréquentes, développent une avance considérable sur ces deux plans. Il est donc primordial que l’enseignement préscolaire joue un rôle compensatoire pour les élèves qui n’ont pu développer ces compétences à la maison, notamment en favorisant le développement de leur vocabulaire. Lors de notre présentation, nous aborderons les composantes d’un enseignement lexical efficace et les principes qui les sous-tendent. Nous ferons aussi un survol de recherches sur l’enseignement du vocabulaire au préscolaire et l’apport de la littérature jeunesse pour le développement lexical.

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COMMUNICATION 3
L’influence des pratiques de lecture interactive d’enseignantes expertes sur le développement de l’habileté à faire des inférences d’élèves du préscolaire

Marie Dupin de St-André, Chargée de cours à l’Université de Montréal, coordonnatrice du Centre de diffusion et de formation en didactique du français de l’Université de Montréal

Dans une optique de prévention des difficultés en lecture, de plus en plus de chercheurs suggèrent d’intégrer aux pratiques de lecture interactive un travail sur les inférences dès le préscolaire. Notre recherche collaborative portait sur les pratiques de lecture interactive de six enseignantes expertes et sur leur influence sur le développement de l’habileté de leurs élèves (n=92) à faire des inférences. Au moyen d’une analyse qualitative, nous avons décrit et comparé les interventions effectuées lors des lectures interactives par des enseignantes formées pour travailler la compréhension inférentielle et des enseignantes non formées à ce sujet. Mis en lien avec la progression des élèves à une épreuve d’inférences, ces résultats montrent des différences entre les pratiques des enseignantes formées et des enseignantes non formées, lesquelles se répercutent sur l’habileté des élèves à faire des inférences.

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COMMUNICATION 4
Le développement de la graphomotricité à l’éducation préscolaire

Isabelle Montésinos-Gelet, Professeure à l’Université de Montréal

Produire un texte implique de le générer en identifiant des idées et en les énonçant et de le transcrire en respectant des conventions orthographiques et en le matérialisant sur un support. La fluidité de cette matérialisation est indispensable pour l’automatisation de la transcription, elle-même nécessaire pour assurer la progression des élèves en écriture. Cette fluidité dépend du développement des gestes graphomoteurs des enfants. Ce développement demande d’éduquer la main et d’identifier l’allographe le plus judicieux pour favoriser la fluidité des gestes. Après avoir contextualisé ce développement et les enjeux qui lui sont associés, un état des connaissances actuelles sera dressé dans lequel il sera question des connaissances relatives au développement de la motricité fine des enfants, mais aussi de celles reliées aux modalités d’intervention pour soutenir ce développement.

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COMMUNICATION 5
Les orthographes approchées pour soutenir l’entrée dans l’écrit des enfants d’âge préscolaire

Annie Charron, Professeure à l’Université du Québec à Montréal

À la maternelle, les enseignantes mettent en place des pratiques pour soutenir le développement de l’émergence de l’écrit des enfants d’âge préscolaire. L’émergence de l’écrit correspond, en bref, à tous les apprentissages réalisés en lecture et en écriture par l’enfant, sans enseignement formel et avant de lire de manière conventielle. La pratique des orthographes approchées s’avère une pratique efficace démontrée par différentes recherches. Les orthographes approchées sont des situations d’écriture où l’enseignante invite les enfants à écrire des mots à partir de leurs connaissances et leurs stratégies orthographiques et en les amenant à réfléchir et à partager leurs tentatives d’écriture. L’enseignante accorde une importance à la (co)construction du savoir à partir de la comparaison de la tentative d’écriture à la norme orthographique. Dans le cadre de cette présentation, nous exposerons des recherches mettant en valeur les effets positifs des orthographes approchées sur le développement orthographique des enfants.

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COMMUNICATION 6
L’éveil aux frontières lexicales à l’éducation préscolaire

Agnès Costerg, Professeure à l’Université de Sherbrooke;
Daniel Daigle, Professeur à l’Université de Montréal

Les connaissances des mots à l’oral et à l’écrit développées avant l’apprentissage formel de l’écrit sont essentielles puisqu’elles constituent le socle sur lequel repose l’enseignement explicite de la lecture et de l’écriture en 1re année. Nous présenterons, dans cette conférence, les résultats de notre recherche portant sur le développement de la compétence orthographique qui indiquent que, parmi ces connaissances, celles liées aux frontières lexicales (début et fin des mots) contribuent à la qualité des représentations des mots en mémoire et favorisent le développement des compétences en lecture et en écriture de mots. La présentation de ces résultats nous permettra ensuite d’exposer les avantages de la mise en place d’un enseignement explicite lié au respect des frontières lexicales dès le niveau préscolaire à l’oral et, éventuellement, à l’écrit en lien avec le concept de mot et de fournir aux participants des outils concrets pour travailler, auprès de leurs jeunes élèves, les propriétés des mots.

De 15h00 à 15h30 – Pause-café 

De 15h30 à 17h00 – Bloc de conférences M3 
Détails des conférences M3

M3.1 – Expérimentations et recherche sur le coenseignement : quels sont les constats?

L’objectif de cette présentation est de démontrer, à l’aide d’exemples concrets, comment les divers types de coenseignement peuvent être vécus en classe ordinaire et d’adaptation scolaire, entre les orthopédagogues et les enseignants. De plus, nous explorerons les conditions essentielles à sa mise en place et les pièges à éviter. Également, un modèle bonifié des différents types de coenseignement sera présenté. L’observation en classe, suivie de rencontres de rétroaction de groupe et individuelles avec des orthopédagogues dans trois écoles primaires de la CSDM a été la démarche utilisée afin de parvenir à ces conclusions. Nous avons également utilisé une démarche d’analyse vidéo dans une de ces écoles. Nous souhaitons ainsi démontrer les diverses retombées du coenseignement chez les élèves présentant des besoins particuliers, ainsi que chez les intervenants scolaires. Nous conclurons avec les pistes à suivre, afin que le coenseignement puisse être vécu plus facilement dans les écoles.

Alice Havel Conférencière : Maude Belleville,
Maîtrise en mesure et évaluation en éducation, Conseillère pédagogique en évaluation en adaptation scolaire à la CSDM
Co-conférencières : Marie-Ève Guérin, Orthopédagogue au CSDM, France Dubé et France Dufour, Professeures au Département d’éducation et formation spécialisées à l’Université du Québec à Montréal

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M3.2 – L’importance de développer le vocabulaire chez les élèves ayant un trouble développemental du langage pour favoriser la réussite en lecture

L’objectif de notre étude est d’explorer les relations existant entre le vocabulaire et la lecture chez les élèves ayant un trouble développemental du langage (TDL, ou dysphasie) et plus précisément de vérifier quelles dimensions du vocabulaire (étendue et profondeur) jouent un rôle dans la reconnaissance de mots et la compréhension en lecture auprès de ces élèves. Vingt-sept élèves ayant un TDL (de 8 à 11 ans) ont passé des épreuves de vocabulaire et de lecture. Leurs scores ont été analysés et comparés à ceux d’un groupe de participants du même âge et d’un groupe de participants du même niveau de lecture. Chez les élèves ayant un TDL, seule l’étendue du vocabulaire est significativement corrélée à la reconnaissance de mots et à la compréhension en lecture. Les résultats mettent en évidence l’importance de travailler l’élargissement du vocabulaire auprès des élèves ayant un TDL afin de favoriser le développement de la compétence en lecture, en priorisant d’abord le développement de l’étendue du vocabulaire chez les élèves plus jeunes. Nous proposerons des interventions didactiques adaptées à cette clientèle pour ce faire.

Alice Havel Conférencière : Stéphanie Brossard,
Baccalauréat en adaptation scolaire avec mémoire de maîtrise accepté (dépôt final en août 2019), Enseignante en adaptation scolaire à la CSDM

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M3.3 – Apprentissage de l’écrit et habiletés morphologiques : la collaboration interprofessionnelle comme levier essentiel du palier 1

La recherche actuelle documente que les pratiques enseignantes orientées sur les habiletés langagières ont des impacts très positifs sur les apprentissages des élèves, dans la mesure où l’enseignant possède les connaissances nécessaires à leur réalisation. Par ailleurs, l’orthophoniste scolaire a, parmi ses rôles professionnels, celui de soutenir l’enseignant par divers moyens pour faciliter les apprentissages qui sont exigeants sur le plan langagier. Comment la collaboration peut-elle s’actualiser pour nourrir les interventions didactiques, notamment pour la morphologie, et maximiser les apprentissages des élèves moins outillés ? Cette conférence vise à alimenter la réflexion autour de pratiques enseignantes enrichies par la collaboration enseignant/orthophoniste en termes de soutien aux apprentissages. À partir d’exemples tirés du terrain et de données scientifiques, un tour d’horizon sera effectué quant à diverses actions collaboratives pouvant être posées pour enrichir les activités et interactions en classe, avec un accent pour les élèves à risque et en difficultés langagières. Des moyens concrets seront aussi proposés pour faciliter une intégration judicieuse de la morphologie dans les actions pédagogiques liées à l’enseignement en lecture et en orthographe.

Alice Havel Conférencière : Elisabeth Déry,
Maîtrise professionnelle en orthophonie, Orthophoniste et chargée d’enseignement à l’Université de Laval
Co-conférencière : Marie-Catherine St-Pierre, orthophoniste et professeure titulaire au programme de maîtrise en orthophonie de l’Université de Laval

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M3.4 – Orthographe pour scientifiques – Une nouvelle ressource basée sur une approche morphologique des mots

Apprendre à écrire le nom de 400 végétaux en latin : voilà le défi qui attend un étudiant en horticulture au collégial. Pour les étudiants dyslexiques, le défi peut sembler titanesque. Orthographe pour scientifiques (https://orthopourscientifiques.ccdmd.qc.ca/index.php), une nouvelle ressource au Centre collégial de matériel didactique (CCDMD), est née de ma volonté d’aider ces étudiants. Basée sur une approche morphologique des mots, cette ressource comprend une vidéo avec sous-titres qui explique comment les morphèmes peuvent jeter un nouveau regard sur les mots. Elle comporte aussi des exercices de consolidation des notions vues dans la vidéo, des exercices d’approfondissement ainsi qu’un guide pour les intervenants ou les enseignants. La richesse de la ressource « Orthographe pour scientifiques » provient surtout d’une liste de 450 morphèmes collectionnés par des étudiants aidés, des enseignants de plusieurs programmes comptant des cours de science et d’autres fournis par l’index d’ouvrages de référence pour des cours techniques ou scientifiques au collégial. Cette ressource peut convenir au secondaire, au collégial et même au niveau universitaire. Le projet de ce matériel a été présenté en 2016 au colloque de l’Institut TA, en collaboration avec Daniel Daigle, professeur à l’Université de Montréal, chercheur et coauteur de matériel pédagogique basé sur la morphologie.

Alice Havel Conférencière : Ingrid Gagnon,
Maîtrise en études françaises, Conseillère en politiques et programmes de francisation au ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion

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M3.5 – L’apprentissage du langage en contexte plurilingue

Le bilinguisme (voire le multilinguisme) en contexte multiculturel est dorénavant la norme plutôt que l’exception. Alors que 60% de la population mondiale parle au moins deux langues et que le situations qui plongent les familles dans des univers multilingues se multiplient, de plus en plus d’intervenants du milieu de l’éducation sont interpellés par le bilinguisme. L’atelier vous permettra de départager le vrai du faux en ce qui concerne le développement langagier des enfants bilingues, de mieux identifier ce qui est problématique de ce qui ne l’est pas, de mieux dépister, référer et intervenir, d’être en mesure d’offrir une stimulation précoce pour favoriser le bilinguisme chez l’enfant, de mieux définir votre rôle dans l’éducation bilingue des enfants ainsi que de connaître les avantages insoupçonnés d’une éducation plurilingue. Basé sur l’expérience de la conférencière et sur les dernières données scientifiques, l’atelier vous fournira plusieurs stratégies utiles et applicables au quotidien pour appuyer l’enfant et lui assurer une compétence bilingue durable.

Alice Havel Conférencière : Agathe Tupula Kabola,
Maîtrise professionnelle en orthophonie, D.E.S.S. en gestion, Orthophoniste, chroniqueuse et auteure à la Clinique Multisens et Université de Montréal
Programme du jeudi 26 mars
De 8h30 à 10h00 – Bloc de conférences J1 
Détails des conférences J1
J1.1 – La mise en application d’un modèle d’approche collaborative pour la réussite de tous les élèves !

Il n’est pas facile pour un enseignant seul de répondre à la diversité des besoins des élèves qui lui sont confiés. Lors de cette session, vous apprendrez à mettre en place au sein de votre école un modèle d’approche collaborative mettant en valeur la richesse de la collaboration et ainsi maximiser l’efficacité collective. Cette session vous permettra de découvrir les trois composantes fondamentales de ce cadre d’action qui sont la structure d’une rencontre d’équipe collaborative, le modèle de réponse à l’intervention (RAI) et la collecte de données. L’objectif de l’approche étant toujours de poser des actions concrètes au sein de l’école pour assurer la réussite de tous les élèves, vous apprendrez comment des écoles et des commissions scolaires ont réussi à implanter cette approche et ainsi à mieux répondre aux besoins de tous leurs élèves. Plusieurs outils de travail seront partagés aux participants afin de faciliter la mise en application de l’approche collaborative au sein de leur établissement scolaire.

Alice Havel Conférencière : Nancy Roy Halun,
Baccalauréat en orthopédagogie, Consultante à Jigsaw Learning et Consortium Provincial francophone

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J1.2 – Mieux comprendre le trouble développemental de la coordination (dyspraxie motrice) pour mieux intervenir au quotidien

Cette présentation a deux objectifs : mieux comprendre le Trouble développemental de la coordination (T.D.C. ou dyspraxie motrice) et apprendre des stratégies simples, concrètes et efficaces qui peuvent avoir un impact significatif dans le quotidien des élèves. Tout d’abord, les caractéristiques d’un élève présentant un T.D.C. seront revues afin de mieux dépister les élèves qui pourraient présenter ce type de difficulté. Par la suite, un survol des critères diagnostiques ainsi que du processus d’évaluation sera fait. Finalement, plusieurs stratégies seront proposées afin d’avoir un impact significatif sur le quotidien des élèves tant dans la classe, lors des cours spécialisé tel que l’art plastique et l’éducation physique, lors des transitions et à la maison.

Alice Havel Conférencière : Mélanie Bazin,
Baccalauréat en ergothérapie, Ergothérapeute à l’Hôpital de Montréal pour Enfants

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J1.3 – Réussites et défis dans l’implantation d’un Système d’appui à multiples paliers au sein de 4 écoles primaires

Le Système d’appui à multiples paliers (SAMP) est un concept nouveau, relativement simple à comprendre, mais dont la mise en place dans les écoles comporte des défis lorsque l’objectif est de réduire les écarts entre les élèves HDAA et les autres élèves. Au cours de cette conférence, nous allons faire le récit de l’évolution d’une équipe de recherche-action, formée de directions, d’enseignants, d’orthopédagogues et de professionnels de la Commission scolaire des Phares dans l’appropriation de la démarche au 1er cycle du primaire, pour les volets lecture et écriture. Dans un premier temps, nous allons partager nos modalités de transfert des connaissances. Ensuite, nous verrons comment les communautés d’apprentissage ont contribué à la mise en place des nouvelles pratiques tant au niveau du 1er palier que du 2e palier d’intervention. Nous aborderons également nos modalités de construction d’épreuves de dépistage pour les habiletés de bas et de haut niveaux en lecture et en écriture. La mesure de fidélité d’implantation et de fidélité des actions sera abordée ainsi que les retombées au plan organisationnel. Finalement, nous partagerons les effets observés chez les élèves. L’auditoire sera informé des éléments essentiels à prendre en compte lors de l’implantation de la SAMP dans l’école et disposera d’outils de dépistage et de stratégies d’intervention autant au 1er qu’au 2e palier.

Alice Havel Conférencière : Nicole Fortier,
Maîtrise en orthophonie-audiologie, Orthophoniste à la CS des Phares
Co-conférencières : Marie-France Hins, direction d’école primaire et Catherine Rioux, orthopédagogue

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J1.4 – Portrait des besoins présentés par les étudiants en situation de handicap au collégial et considérations pour la mise en place de services ciblés qui auront un impact significatif

L’augmentation massive des étudiants en situation de handicap non visible au collégial est maintenant bien documentée. Derrière les diagnostics de TDA/H et des autres troubles d’apprentissage se trouve une variabilité de difficultés marquées qu’il importe de considérer dans la mise en place de mesures de soutien universelles et ciblées dans les établissements d’enseignement collégial. Une interprétation de données issues des plans d’intervention préparés par plusieurs cégeps de la province sera présentée dans le but de tracer les grandes lignes de ce qui est rapporté par les professionnels et les étudiants en matière de difficultés marquées au collégial. L’auditoire sera en mesure de constater la nature et la fréquence des difficultés d’apprentissage les plus recensées des étudiants présentant des diagnostics, les besoins qui en découlent et les principales mesures d’aide qui y sont associées. Il pourra ainsi mieux comprendre ce qui est prioritaire au sein d’une stratégie ciblée de soutien à la réussite axée sur les difficultés d’apprentissage au collégial. L’approche individuelle privilégiée par les services adaptés au collégial gagnerait à être davantage combinée à des mesures de soutien ciblées et universelles appuyées par des données pour mieux répondre aux besoins des étudiants.

Alice Havel Conférencier : Alexandre Girard-Lamontagne,
Diplôme d’études supérieures spécialisées en adaptation scolaire, Conseiller en services adaptés régional pour l’est du Québec au CCSI de l’est du Québec
Co-conférencière : Isabelle Darveau, conseillère pédagogique au Centre collégial de soutien à l’intégration de l’Ouest

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J1.5 – Trajectoire d’apprentissage en littératie au district scolaire francophone du Nord-Ouest (DSFNO)

Le but de cet atelier est de présenter les moyens d’action mis en œuvre au District scolaire francophone du Nord-Ouest (DSFNO) Nouveau-Brunswick pour prévenir les difficultés associées au développement de la littératie. Ces moyens découlent des résultats issus de la recherche sur les facteurs de risque et de protection qui influencent les apprentissages scolaires et ils s’inscrivent dans le déploiement du modèle de réponse à l’intervention (RAI). Ces moyens d’action incluent a) le dépistage des élèves à risque dès la maternelle, b) l’implantation de pratiques éprouvées pour favoriser le développement des premiers apprentissages en lecture, c) l’intervention auprès des élèves à risque pour réduire l’écart dans l’atteinte des seuils de réussite aux évaluations ministérielles au premier cycle du primaire et d) la création de programmes de littératie communautaires pour diminuer les pertes d’acquis durant l’été et pour accroître la motivation à lire chez les garçons. La collaboration, entre les intervenants, a joué un rôle déterminant pour favoriser les premiers apprentissages, sans oublier la synergie collective entre l’école la famille et la communauté afin de contribuer positivement à la réussite de nos élèves !

Alice Havel Conférencière : Marie-Josée Long,
Maîtrise en administration scolaire, Agente pédagogique en littératie et français de la maternelle à la 4e année à District scolaire francophone du Nord-Ouest (DSFNO)

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J1.6 – Il était une fois l’histoire d’enfants haut potentiel… à l’école

À travers le parcours de plusieurs enfants identifiés Haut potentiel, nous allons évoquer à travers cet atelier la rencontre de ce type de fonctionnement cognitif et affectif différent, associé ou non avec des troubles d’apprentissage, avec les contraintes actuelles du milieu scolaire. Nous tenterons de dégager plusieurs facteurs pouvant favoriser la résilience ou l’adaptation au système scolaire. L’objectif de cet atelier est, à partir de cas cliniques, de comprendre comment aider les enfants et adolescents à s’adapter au milieu scolaire tout en restant eux-mêmes : en leur permettant de développer leur plein potentiel.

 

Alice Havel Conférencière : Céline Leroux-Chemla,
Doctorat de psychologie , psychologue à la CS Vallée des Tisserands
Co-conférencière : Isabelle Mathieu, psychologue à la CS Vallée des Tisserands

De 10h00 à 10h30 – Pause-café 
De 8h30 à 12h00 – Conférence J1.7  et symposiums JS.1 et JS.2

Détails de la conférence J1.7

J1.7 – EN ANGLAIS – Secrets of the Code : What is the Sound of that Vowel?

Explicitly and systematically teaching the orthographic code (the code) trains better readers and spellers. This type of approach stimulates cognitive processes that are specific to the written word. Our aim is to equip early literacy and remedial teachers with the knowledge and resources to better teach early literacy skills, but this conference is for anyone who wants to better understand English spellings and pronunciations. We will describe syllable structures and their effects on vowel pronunciation and spelling accuracy. By systematically and explicitly teaching students contextual syllable and vowel rules, participants will be equipped to instill more effective cognitive processing and improve reading and spelling skills. English orthography is a major source of reading and spelling difficulties. Poor code knowledge can lead to poor cognitive processing; poor cognitive procession leads to poor reading/spelling skills which lead to anxiety and feelings of incompetence. Explicitly teaching the code in early literacy and 2nd language learning (prevention), and to learning-disabled students (remediation) gives rise to more efficient and accurate word processing, and better English results. In turn, this approach promotes feelings of competency, reduces stress, and gives rise to a healthy relationship with the written word.

Lise L'Heureux Conférencière : Lise L’Heureux,
Maîtrise en didactique des langues, Directrice fondatrice, orthopédagogue, formatrice, consultante et conférencière à la faculté de Lexie et Graphie
Détails du symposium JS.1

JS.1 – L’anxiété : mieux comprendre ce mal du siècle pour mieux intervenir

L’anxiété est de plus en plus présente dans les écoles québécoises. Bien qu’il soit difficile de la quantifier avec précision, les études épidémiologiques démontrent qu’entre 2,9 et 33% des enfants et des adolescents québécois ont reçu un diagnostic de trouble anxieux (Piché et al. 2017). Il est donc primordial pour les enseignants et les autres intervenants scolaires d’être informés et outillés afin de pouvoir soutenir efficacement les élèves vivant de l’anxiété au cours de leur scolarisation. Ce symposium permettra aux participants d’approfondir leur compréhension de l’anxiété et de ses manifestations dans diverses situations scolaires. De plus, des pistes concrètes d’action seront offertes afin que les participants puissent ajuster leurs pratiques en se basant sur les plus récentes données probantes dans ce domaine.

Geneviève St Denis Marie-Eve Giroux Coordinatrices : Geneviève St-Denis, M. Éd, Doctorante en psychopédagogie, chargée de cours et orthopédagogue et Marie-Ève Giroux, M. Sc., Doctorante en psychologie supervisée et conférencière

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COMMUNICATION 1
Démystifier l’anxiété et la collaboration entre partenaires

Marie-Ève Giroux, Doctorante en psychologie à la Clinique d’Anxiété de Montréal et formatrice
Estefania Loza, Étudiante au baccalauréat en psychologie, UdeM

L’anxiété est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur dans notre société. Il s’avère donc important de comprendre les bases de l’anxiété afin d’élargir notre compréhension de cette dernière, de ses causes, mais aussi des interventions efficaces à mettre en place. Dans un premier temps, cette conférence permettra aux participants de démystifier l’anxiété et ses différents concepts. Dans un deuxième temps, puisque la collaboration entre les différents partenaires (intervenants scolaires ou externes, parents et enseignants) est une clé importante dans la gestion de l’anxiété, une attention particulière sera accordée aux pistes d’intervention la facilitant.

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COMMUNICATION 2
Lecture et anxiété chez les élèves du primaire

Noémie Hébert-Lalonde, Neuropsychologue pédiatrique à la clinique Origami et formatrice au Centre de formation CENOP

La présentation vise d’abord à explorer les bases théoriques de la lecture et de l’anxiété. Des modèles englobant à la fois l’anxiété, la cognition et le rendement académique permettent de mieux comprendre les facteurs de risque pour les élèves vivant des difficultés d’apprentissage. Dans un deuxième temps, des suggestions de modèles pédagogiques sont discutés pour soutenir les apprentissages et réduire l’impact de l’anxiété. Des recommandations ciblant particulièrement les interactions avec les élèves sont aussi apportées.

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COMMUNICATION 3
Comment favoriser la collaboration des parents vivant de l’anxiété

Marie-Claude Armstrong, Éducatrice spécialisée en milieu scolaire et fondatrice des Trésors en éducation spécialisée

Une relation collaborative repose d’abord et avant tout sur une communication continue et constante entre les parents et le personnel de l’école. C’est la clé pour créer le genre de lien qui mène à une plus grande mobilisation et à une plus grande participation. Qu’en est-il lorsque le parent vie de l’anxiété? L’angoisse ou le manque d’expérience peuvent amener certains parents à surprotéger leurs enfants. La pression sociale affecte également le rôle parental. Considérant les conséquences importantes qui en découlent, il est de première importance de s’en préoccuper. Cette présentation abordera l’impact de l’anxiété parentale sur l’élève et les façons de reconnaître ce type de parents. Nous terminerons en proposant des pistes de solution pour mieux dépister et intervenir auprès de ces parents afin de favoriser la réussite de l’élève.

Détails du symposium JS.2

JS.2 – La coéducation et les familles : quelles relations établir entre les milieux éducatifs pour soutenir une diversité d’élèves?

Existe-t-il éducation sans coéducation? Selon, Brougère (2010) toute éducation passe par l’intervention de différents éducateurs, d’où l’inutilité du préfixe. Elle nécessite donc l’établissement de relations de collaboration entre les milieux scolaires et les familles. Ces relations sont multidimensionnelles et complexes. Elles peuvent prendre différentes formes, être influencées par divers facteurs et varier en fonction de types d’implication. Une majorité de chercheurs s’entendent toutefois sur le fait que la collaboration serait optimale si elle reposait sur une confiance mutuelle, des buts communs, un partage d’expertise et une communication bidirectionnelle (Epstein, 2011). Or, le type de relations école-famille qu’on observe dans plusieurs milieux est souvent davantage de nature unidirectionnelle et garde les parents à distance de la classe ou des aspects pédagogiques (Larivée, Kalubi et Terrisse, 2006). Dans ce symposium, nous explorons la nature des relations entre les milieux éducatifs pouvant soutenir une diversité d’élèves et la place des familles dans ces relations.

Julie Bouchard Coordonnatrice : Julie Bouchard,
Doctorante

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COMMUNICATION 1
Le travail de collaboration entre coéducateurs: force vitale de l’inclusion dans les écoles publiques alternatives du Québec

Jean Horvais, Ph.D., Professeur, chercheur au département d’éducation et formation spécialisées de l’UQAM);
Mélanie Paré, Ph.D. professeure au département de psychopédagogie et d’andragogie de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal;
Louise Lehoux, Parent d’enfants ayant des troubles d’apprentissage dans les boîtes de textes

Les écoles publiques alternatives du Québec ont entrepris une démarche depuis 2014 pour réfléchir à la diversité qu’ils accueillent. Les “élèves à défis particuliers” dont font partie les élèves qui ont des difficultés et des troubles d’apprentissage peuvent-ils y réussir aussi bien que les autres? La démarche de recherche collaborative qui a débuté en 2017 a pour objectif d’identifier les pratiques portées par les différents intervenants, qu’ils soient parent, enseignant, direction ou autre. Une analyse thématique des 60h d’enregistrement des discussions de groupe (100 participants environ à chacune des 5 rencontres) recueillies en 2017-2018 a permis d’identifier des enjeux et des pratiques utilisées par les acteurs de ces écoles pour développer des communautés scolaires inclusives. Les analyses révèlent une pédagogie flexible chez les enseignants qui facilite la réussite de tous les élèves dont ceux qui ont des difficultés d’apprentissage. L’ouverture au dialogue et à la recherche constante de solutions avec les familles (les parents et leurs enfants) et avec les élèves constituent une base à l’innovation qui favorise l’inclusion scolaire. Des exemples concrets seront présentés et appuyés de l’expérience d’une mère de trois enfants ayant des troubles d’apprentissage impliquée dans la démarche de recherche collaborative.

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COMMUNICATION 2
Le plan d’intervention et la collaboration école-famille : considérations pour améliorer les pratiques

Enkeleda Arapi, Stagiaire postdoctoral à l’Université de Montréal

Au Québec, le groupe d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) représente près de 20% des élèves du primaire (MELS, 2014). Pour soutenir leur scolarisation, le plan d’intervention (PI) est un outil d’aide. Le PI est une démarche de concertation entre les parents, l’équipe scolaire et l’élève handicapé ou en difficulté (Poirier et Goupil, 2011). Dans cette démarche, l’implication parentale (IP) est une composante importante. Dans cette étude, nous évaluons si le dispositif du PI influence l’implication des parents auprès des élèves en difficulté. Le cadre conceptuel s’appuie sur le modèle Epstein (2011) pour définir les 6 dimensions de l’IP. Cette recherche présente un devis mixte (Creswell, 2007), quantitatif et qualitatif, auprès de 4 écoles primaires du Québec. Les résultats montrent que le PI n’influence pas l’IP : les formes d’IP sont semblables. Le discours des parents permet de nuancer les résultats au niveau des dimensions de l’IP.

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COMMUNICATION 3
Un volet alternatif dans une école régulière primaire publique en milieu défavorisé : une ouverture à la collaboration école-famille, un pont vers l’inclusion ?

Julie Bouchard, Candidate au Ph. D. en Sciences de l’éducation, Département de psychopédagogie et andragogie de l’Université de Montréal

La collaboration école-famille (ÉF) est associée à la réussite éducative, en particulier dans ses formes les plus mutuelles (Jeynes, 2005, Epstein, 2011). Or, les relations ÉF observées dans plusieurs écoles sont souvent de nature unidirectionnelle (Larivée, Kalubi et Terrisse, 2006), en particulier en milieu défavorisé (Deniger, Larivée, Rodrigue et Morin, 2013). Des écoles publiques alternatives québécoises feraient exception. Dans le cadre de notre doctorat, nous avons décrit les relations ÉF dans le volet alternatif d’une école régulière primaire publique en milieu défavorisé. En analysant le discours des acteurs, nos observations et notre propre vécu de parent, nous avons constaté que la collaboration est complexe et dépend largement de la confiance établie entre les acteurs. Par ailleurs, la mixité socioéconomique ne se vit pas à l’intérieur du volet mais par le vécu collectif de ces deux volets. Nous explorons ce dernier aspect dans cette communication, en décrivant comment se développe cette dynamique dans le cas étudié.

De 10h30 à 12h00 – Bloc de conférences J2 
Détails des conférences J2

J2.1 – Le projet CoEnseignement

Dans sa démarche de mise en œuvre du modèle réponse à l’intervention (RÀI), l’école primaire Saint-Joseph de la Commission scolaire des Laurentides a développé un projet de CoEnseignement. Celui-ci consiste en l’engagement d’une enseignante surnuméraire permettant la prise en charge du deuxième palier d’intervention par les enseignantes titulaires, le tout sous la forme d’un décloisonnement fréquent de la classe. Ce projet de CoEnseignement a engagé l’équipe-école dans une réorganisation de l’horaire et dans une planification collaborative de l’enseignement. L’année scolaire est organisée en blocs d’intervention en fonction des trois paliers d’intervention du modèle RÀI et ciblant des apprentissages spécifiques qui répondent aux besoins des élèves. L’horaire, très structuré, prévoit du temps de collaboration et du temps de décloisonnement. Le projet, qui en est à sa quatrième année, montre non seulement des résultats très encourageants chez l’ensemble des élèves, mais aussi en regard à l’appropriation des pratiques d’enseignement probantes.

Alice Havel Conférencière : Geneviève Cusson,
Baccalauréat en adaptation scolaire et sociale, Orthopédagogue à CS des Laurentides

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J2.2 – Le coaching en ergothérapie pour aider les enfants d’âge préscolaire ayant des difficultés fonctionnelles

L’objectif de cette conférence est d’explorer les effets de l’Occupational Performance Coaching (OPC) sur la participation au quotidien d’enfants d’âge préscolaire présentant des difficultés fonctionnelles, mais n’ayant pas de diagnostic et ne recevant pas de services d’ergothérapie. Une étude de cas multiples avec méthodes mixtes a été utilisée pour sept enfants. Huit parents et tuteurs ainsi que trois éducatrices ont bénéficié de séances d’OPC. Des évaluations pré-intervention, post-intervention et de suivi ont permis de documenter les effets de l’intervention sur la participation au quotidien des enfants. En plus d’observer des difficultés fonctionnelles chez tous les enfants, la majorité présentaient des difficultés motrices, sensorielles ou comportementales. Une amélioration de la participation au quotidien de l’enfant et de la satisfaction des adultes par rapport à celle-ci ainsi que l’atteinte des objectifs fonctionnels fixés ont été observés pour la majorité des cas. De plus, les gains ont été maintenus lors du suivi 3 mois après la fin de l’intervention. Cette étude soutient la pertinence d’offrir du coaching en ergothérapie aux parents et aux éducateurs pour aider des enfants d’âge préscolaire ayant des difficultés fonctionnelles.

Alice Havel Conférencière : Marilyn Gagnon,
Maîtrise en ergothérapie, pédiatrie, Étudiante à l’Université de Sherbrooke
Co-conférencière : Audrée Jeanne Beaudoin, chercheure d’établissement à l’Institut universitaire de première ligne en santé et services sociaux du CIUSSS de l’Estrie – CHUS

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J2.3 – Quelles sont les retombées d’une évaluation en orthopédagogie ?

Les actions rééducatives de l’orthopédagogue sont orientées vers les capacités et les besoins de l’apprenant ayant une difficulté ou un trouble d’apprentissage. Ainsi, pour intervenir, il est nécessaire d’avoir des indications au regard des compétences, des stratégies et des connaissances de l’apprenant. Au Centre de services orthopédagogiques (CSO) de la Faculté des Sciences de l’Éducation de l’UQAM, chaque année, les étudiants à la maitrise en orthopédagogie accueillent une cinquantaine de personnes, enfant, adolescent ou adulte ayant des besoins particuliers. Une équipe de recherche s’est questionnée concernant les effets de l’évaluation orthopédagogique sur le cheminement de la personne évaluée. Conséquemment, l’objectif de cette communication est de présenter les résultats d’une enquête menée auprès des utilisateurs des services d’évaluation du CSO et de proposer des recommandations afin que cette action soit pertinente dans le cheminement de l’apprenant. Dans un premier temps, la démarche sera de préciser ce qui caractérise l’évaluation orthopédagogique, puis de présenter les résultats au questionnaire concernant l’incidence de leur évaluation dans leur parcours. Ainsi, les retombées permettront de porter un nouvel éclairage concernant la pratique orthopédagogique et ses effets à long terme. De plus, la finalité de cette communication est d’identifier les étapes menant à une démarche évaluative favorisant la mise en place de mesures adaptées aux capacités et aux besoins de l’apprenant.

Alice Havel

Conférencière : Nathalie Chapleau,
Doctorat en éducation, Professeure à l’UQAM
Co-conférencière : Kathy Beaupré-Boivin, assistante de recherche à l’UQAM

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J2.4 – « C’est possible »: un projet innovant favorisant l’apprentissage chez les jeunes TSA

Le projet « C’est possible » répond aux préoccupations exprimées par des enseignants du 1er cycle du secondaire qui reçoivent des élèves ayant un TSA avec ou sans comorbidités (surdité, DIL, trouble langagier) à qui il est demandé d’offrir un enseignement correspondant à l’âge chronologique des élèves, en contexte de modification des attentes du PFEQ. Face à ce défi majeur, bon nombre d’entre eux remettent en question la pertinence même de soumettre ces élèves aux apprentissages scolaires et revendiquent la nécessité de se concentrer plutôt sur le développement d’habiletés fonctionnelles. S’inspirant des travaux du Massachusetts Department of Elementary and Secondary Education (2019), l’équipe du projet développe des situations d’apprentissage et d’évaluation complexes, authentiques et accessibles, qui permettront aux élèves de réaliser des apprentissages signifiants dans la discipline français langue d’enseignement. Dans le cadre de la présentation, l’équipe présentera les bases théoriques qui ont permis de développer des points d’entrées dans le programme de formation, ainsi que des outils d’évaluation qui permettent de situer le développement et la progression des apprentissages des élèves en lecture, écriture et communication orale. La présentation sera soutenue par des extraits des travaux des élèves et une période de questions.

Alice Havel Conférencière : Marie-Aimée Lamarche,
Doctorante en mesure et évaluation au département d’administration et fondements de l’éducation à l’Université de Montréal
Co-conférencière : Isabelle Vachon, personne ressource au SRSE

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J2.5 – Lecture interactive : le soutien aux apprentissages des élèves ayant des difficultés de communication et les changements de pratiques des enseignants

Les résultats de deux études sur la lecture interactive seront présentés. Dans la première étude, nous décrirons comment l’interaction en groupe-classe entre une orthophoniste et des élèves ayant des difficultés de communication (EDC) soutient leur participation et leurs apprentissages. Cette étude se base sur l’analyse qualitative de vidéos réalisées 3 fois/semaine pendant 7 semaines. Nous verrons comment l’interaction soutenante sur le plan langagier et de la communication permet à deux EDC de participer, de démontrer des apprentissages et de créer des opportunités d’approfondir la compréhension du texte au bénéfice de l’ensemble du groupe. Dans la deuxième étude, nous nous intéresserons à la satisfaction d’enseignants quant à un programme de développement professionnel (DP) et leurs changements de pratiques rapportés. Le sondage a été mené auprès de 38 enseignantes de maternelle en milieu défavorisé. Le modelage en classe par les orthophonistes apparait comme étant déterminant pour s’approprier le contenu du projet. Les enseignantes rapportent des changements de pratique sur divers aspects de la lecture interactive. La présentation permettra de mieux comprendre comment inclure et soutenir les EDC dans le groupe-classe et comment les professionnels scolaires peuvent soutenir les enseignants dans leur DP.

Alice Havel Conférencière : Paméla McMahon-Morin,
Maîtrise professionnelle en orthophonie, Orthophoniste à la CS du Val-des-Cerfs

De 12h00 à 13h30 – Dîner-conférence avec Charles Tisseyre (en supplément)

De 13h30 à 15h00 – Bloc de conférences J3 
Détails des conférences J3

J3.1 – Concertation et intervention lors des premières transitions scolaires

Le projet «La transition vers le préscolaire» a révolutionné la manière de gérer les premières transitions scolaires à la Commission scolaire de la Jonquière (CSDLJ). Le projet a réuni, autour d’un portrait développemental commun de tous les enfants de 4 et 5 ans, chacun des acteurs impliqués dans l’éducation préscolaire – des CPE aux maternelles, en passant par le CIUSSS, Commun’Enfant, l’école anglophone et d’autres encore. La CSDLJ a évalué tous les enfants de ses cohortes de 4 ans et de 5 ans et diffusé ce portrait à tous les acteurs impliqués dans le processus de transition scolaire. Tous ont donc pu, dès le début novembre, déployer des efforts concertés et immédiats pour répondre aux besoins des enfants. L’atelier montrera comment cette collaboration a été possible, comment elle a changé la concertation et l’intervention auprès des tout-petits mais surtout comment elle a réduit en un an à peine le portrait de leurs vulnérabilités avant leur entrée au primaire.

Louis Dugal Conférencier : Louis Dugal,
Maîtrise en philosophie, Représentant de l’Évaluation de la petite enfance à The Learning Bar

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J3.2 – L’École de la vue : un programme de dépistage des troubles de la vue à grande échelle

Le gouvernement du Québec a instauré en 2019 un programme de dépistage des troubles de la vue à grande échelle (École de la vue) auprès des enfants de maternelle, reconnaissant l’importance d’une bonne vision dans la réussite scolaire. L’objectif de cette présentation est d’établir un bilan provisoire, après quelques mois, de ce programme et de dégager des pistes de réflexion quant à sa poursuite, planifiée d’ici 2022. Dans un premier temps, la conférence rappellera les liens importants qui existent entre la vision, la coordination des yeux et l’apprentissage scolaire. Les principales anomalies oculaires et visuelles touchant l’enfant d’âge scolaire seront énumérées, ainsi que les moyens de correction appropriés. Des trucs pour dépister la présence de ces anomalies, par symptômes ou comportement en classe, seront également donnés. Les objectifs du programme de dépistage seront rappelés et des statistiques récentes seront données concernant le nombre d’écoles visitées ainsi que le nombre d’enfants dépistés par les optométristes et référés en cabinet pour une investigation plus poussée. Finalement, une analyse sera faite quant aux retombées attendues de ce programme et ses effets dans l’avenir. Des recommandations quant au suivi par le personnel scolaire seront formulées. L’auditoire pourra apprécier 1) le rôle primordial d’une bonne vision et d’une coordination efficace des yeux dans l’apprentissage et la réussite scolaire 2) l’âge optimal pour identifier et corriger les problèmes visuels 3) les effets positifs du programme actuel de dépistage et de ses retombées dans l’avenir 4) le rôle important des intervenants dans le suivi de la condition de l’enfant tout au long de son parcours scolaire.

Langis Michaud Conférencier : Langis Michaud,
OD- M.Sc. Optométrie, Professeur titulaire à l’Université de Montréal

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J3.3 – Pensons ensemble pour soutenir la réussite de tous

Penser ensemble permet une pensée plus créative, plus puissante, plus agissante. Mais que veut dire penser ensemble? Comment s’y prendre? S’inspirant de quelques notions clés de Jerome Bruner, cette intervention se propose de rendre visible la pensée collective en collaboration dans une classe afin d’atteindre un objectif commun précis. Quand on pense, on pense à quelque chose…. On pense également avec quelque chose. Pour bien penser ensemble, il faut des règles et des outils communs et une certaine posture. Cela s’apprend et les jeunes élèves ont besoin de quelqu’un de plus expérimenté pour les guider dans cette démarche commune. À partir d’exemples tirés de situations d’apprentissage en classe, le but est de montrer avec quels outils l’enseignant peut soutenir cette pensée collective, collaborative, pour que les élèves ajustent leurs conceptions subjectives et parviennent à une compréhension commune. La diversité, au lieu d’être un obstacle, peut alors devenir un atout. Quand les élèves ont bien intégré les outils, ils peuvent travailler en petits groupes de façon plus autonome, voire développer de nouvelles habitudes cognitives, disponibles pour interpréter et communiquer leurs expériences futures. La manière d’apprendre devient aussi importante que ce qu’on apprend.

Britt-Mari Barth Conférencière : Britt-Mari Barth,
HDR en sciences de l’éducation, Professeure émérite à l’Institut Supérieur de Pédagogie-Faculté d’éducation, ICP

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J3.4 – Collaboration et pratiques de différents intervenants pour soutenir les élèves à besoins particuliers en formation professionnelle

La présente recherche vise à dresser le portrait des caractéristiques et des besoins des élèves à besoins particuliers en formation professionnelle, ainsi qu’à identifier et décrire les pratiques professionnelles des intervenants mises en place pour les soutenir. Ce projet repose sur une méthodologie mixte intégrant un questionnaire électronique répondu par près de 3000 élèves de la formation professionnelle à travers le Québec et des focus group réalisés auprès de différents intervenants (membre de la direction, conseiller pédagogique, psychoéducateur, orienteur, travailleur social, enseignant, superviseur de stage, etc.) dans une quinzaine de milieux. Les résultats démontrent que 34% des élèves ont déclaré avoir un trouble d’apprentissage et 19% un trouble de santé mentale. Vingt-deux pour cent avaient un plan d’intervention au secondaire et, de ce nombre, seulement 41% en ont informé le centre de formation professionnelle. Chez les intervenants, on constate diverses pratiques d’accompagnement et mesures d’adaptation, en plus d’une certaine collaboration. On note par contre le manque d’information et de formation concernant les caractéristiques et besoins des élèves. Différentes interventions sont effectuées dans les centres de formation professionnelle pour favoriser la réussite des élèves ayant des troubles d’apprentissage, mais davantage de formation est nécessaire pour répondre à ce besoin grandissant.

Claudia Gagnon Conférencière : Claudia Gagnon,
Doctorat en éducation, Professeure titulaire au Département de pédagogie, Faculté d’éducation, de l’Université de Sherbrooke
Co-conférencières : Chantale Beaucher, Ph.D., Professeure agrégée, Département de pédagogie de l’Université de Sherbrooke, Stéphanie Breton, Ph.D., Professeure adjointe au Département de pédagogie de l’Université de Sherbrooke et Sandra Coulombe, Ph.D., Professeure titulaire au Département des sciences de l’éducation de l’UQAC et al.

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J3.5 – L’évaluation des difficultés d’apprentissage en lecture-écriture : définition, modèles d’identification et enjeux

La présente conférence a pour objectif d’augmenter l’efficacité des pratiques évaluatives des participants et de les amener à développer une représentation plus juste du rôle de l’évaluation des difficultés d’apprentissage en lecture-écriture et de sa sensibilité. Cette présentation leur permettra aussi de développer un regard critique face aux outils et aux différents modèles ou méthodes. Pour ce faire, nous reviendrons à la définition et aux fondements de l’évaluation et présenterons certains modèles d’identification des difficultés d’apprentissage. Nous situerons aussi la place de l’orthopédagogue dans le processus. Nous nous interrogerons ensuite sur la norme et discuterons du choix des tests et des outils. Nous aborderons aussi les biais possibles des points de vue didactique et docimologique et présenterons quelques pistes de solution. Au cours de cette conférence, les participants actualiseront leurs connaissances par rapport à l’efficacité des modèles d’identification des difficultés d’apprentissage et reconnaîtront l’importance de la dynamique entre l’évaluation et l’intervention. Il tiendront compte des différents enjeux, observeront des pistes de solutions et optimiseront ainsi leurs pratiques évaluatives. L’évaluation des difficultés d’apprentissage en lecture-écriture étant essentiel à une intervention efficace et se situant au cœur de la collaboration interdisciplinaire, il est essentiel pour les professionnels d’en connaître les fondements et de s’ouvrir aux enjeux.

Mathieu Labine-Daigneault Conférencier : Mathieu Labine-Daigneault,
M. Éd. Orthopédagogie, Orthopédagogue, chargé de cours, consultant et formateur en orthopédagogie à la faculté de Lexie & Graphie

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J3.6 – EN ANGLAIS – Solutions to the Problem of Learning Disabilities

There are significant problems in the field of learning disabilities. Many individuals with learning disabilities are not identified, due to an expensive, cumbersome, and invalid identification system. We know how to detect and intervene with children at risk for learning disabilities but we are not providing early identification and intervention. Evidence-based intervention is often not being used. Parents are belittled or ignored; teachers are not respected. Teachers are not properly trained. The social/emotional needs of people with learning disabilities are ignored. The solutions are not expensive. We should streamline assessment and institute early identification and intervention practices. We should be using evidence-based interventions to help people with learning disabilities. We should respect the observations of parents and teachers. We should provide good teacher training. We should provide good vocational and other counselling services. We should provide support groups for students and parents. We can solve the problem of learning disabilities with coordinated efforts and a will to make change happen.

Linda Siegel Conférencière : Linda Siegel,
Ph.D. Emeritus Professor in the Department of Educational and Counselling Psychology and Special Education at the University of British Columbia

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J3.7 – Quelle collaboration entre professionnels non-enseignant et enseignant au sein des modèles RÀI multiniveaux? Résultats d’un sondage panquébécois et d’une expérience terrain

La présente recherche vise à décrire comment les professionnels non-enseignant et les enseignants travaillent ensemble dans les modèles de réponse-à-l’intervention (RAI) utilisés pour soutenir les élèves ayant des difficultés d’apprentissage. Pour ce faire, un sondage a été distribué à l’ensemble des directions et du personnel des services complémentaires et de l’adaptation scolaire au Québec. Cent-dix répondants de 14 commissions scolaires ont alors complété le sondage. Treize entrevues ont aussi été faites avec des acteurs de deux écoles primaires impliqués dans un modèle de RAI en ergothérapie. Les professionnels non-enseignant rapportaient un niveau d’engagement moindre que les directeurs pour soutenir la RAI, où l’implantation d’outils de dépistage obtenaient les scores les moins élevés et l’implantation de petits groupes obtenaient les scores les plus élevés. La collaboration entre les professionnels non-enseignant et les équipes-écoles semble s’opérationnaliser principalement par des activités d’accompagnement et de formation, où la création de relations de confiance et le travail d’équipe est crucial. Les résultats identifient des pistes pour optimiser la collaboration entre les professionnels non-enseignant et les équipes-écoles pour mieux utiliser les modèles de RÀI et soutenir les élèves.

Chantal Camden Conférencière : Chantal Camden,
Postdoctorat en transfert des connaissances et organisation des services en réadaptation, Professeure agrégée à l’École de Réadaptation, Université de Sherbrooke

De 13h30 à 17h00 – Conférence J1.8

Détails de la conférence J1.8

J3.8 – Optimiser le raisonnement mathématique chez les élèves ayant un trouble du spectre de l’autisme

Cet atelier a pour objectif de sensibiliser les participants à la résolution de problèmes mathématique et à diverses interventions pour développer le raisonnement chez les élèves ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Pour ce faire, nous présenterons quelques bases théoriques de la résolution de problèmes. Nous exposerons également les grandes lignes du profil cognitif de ces élèves et des défis qu’il représente pour l’enseignement-apprentissage. Nous présenterons le fruit des travaux réalisés dans le cadre de deux années d’accompagnement et d’expérimentation avec des enseignants de classes spécialisées TSA au primaire. Ces travaux ont notamment porté sur la mise en place d’aménagements pour soutenir la compréhension des élèves TSA et ainsi optimiser leur potentiel en mathématiques.

Conférencier : Benoît Dumas,
Maîtrise en éducation, Personne-ressource au SRSE de la CS Marguerite-Bourgeoys
Co-conférencières : Nathalie Plante, Personne-ressource au Service régional de soutien et d’expertise à l’intention des élèves ayant un trouble du spectre de l’autisme, région de Montréal et Stéphanie Turcot, enseignante consultante en classes spécialisées TSA préscolaire-primaire, CSPI
De 15h00 à 15h30 – Pause-café
De 15h30 à 17h00 – Bloc de conférences J4
Détails des conférences J4

J4.1 – Pratiques collaboratives entre enseignant, orthophoniste et orthopédagogue : un modèle de service gagnant !

La mise en place d’interventions concertées entre enseignant, orthopédagogue et orthophoniste est une formule gagnante pour assurer le progrès de nos élèves les plus vulnérables tant en classe ordinaire qu’en classe d’adaptation scolaire. Au cours de cette conférence, nous dresserons un portrait des principales pratiques qui guident notre planification et nos interventions dans la mise en place d’un modèle de service visant l’optimisation des pratiques collaboratives. Nous présenterons d’abord aux participants les assises théoriques sur lesquelles nous nous appuyons pour établir les bases de notre travail de collaboration. Par la suite, nous présenterons les différents outils de consignation utilisés lors des périodes de concertations et d’interventions. Enfin, nous présenterons des exemples concrets d’interventions résultant des périodes de concertation. Au terme de la conférence, les participants seront mieux outillés pour mettre en place un modèle d’intervention axé sur le coenseignement et les pratiques collaboratives entre enseignant, orthopédagogue et orthophoniste. Ils auront également en main des documents facilitant la consignation des planifications concertées et du suivi des interventions. Le travail de collaboration entre les différents intervenants scolaires requiert certes du temps et de l’engagement, mais demeure une formule efficace pour assurer le développement du plein potentiel de tous les élèves.

Marie-Ève Guérin Conférencière : Marie-Ève Guérin,
Baccalauréat en adaptation scolaire, Microprogramme de 2e cycle en didactique, littérature jeunesse et différenciation, Orthopédagogue à la CS de Montréal
Co-conférencières : Fanny Petrou-Denuel, orthophoniste et Valérie Gingras, titulaire, classe AMPLI

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J4.2 – Les Ergotrucs a l’école

L’objectif de cette conférence est d’offrir des stratégies simples pour faciliter le quotidien des enseignants dans les classes. En effet, le quotidien d’une classe n’est pas toujours simple en raison des nombreuses transitions, périodes d’habillage, d’attention, etc. Ceci demande à l’enfant de s’organiser, de se structurer, de gérer de nombreux stimuli sensoriels et de réussir les activités proposées de diverses natures. Cet atelier propose de voir certaines stratégies autant au niveau de la motricité fine, de l’écriture, de la motricité globale que de la gestion sensorielle pour améliorer le fonctionnement au quotidien. Divisé en courtes capsules et par sujets spécifiques, il est inspiré des Ergotrucs offert gracieusement depuis 2004 par le Centre régional du développement de l’enfant.

Sonya Côté Conférencière : Sonya Côté,
Baccalauréat en ergothérapie, Ergothérapeute chez Groupe Ergo Ressources

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J4.3 – L’Académie Centennial: Une approche novatrice pour développer l’indépendance des apprenants

Quatre-vingt-dix pourcent des élèves de l’Académie Centennial connaissent des difficultés diagnostiquées créant des défis à leurs apprentissages, tels que le TDAH, la dyslexie ou l’anxiété. Pourtant, plus de 90 % de nos élèves obtiennent leur diplôme du cours secondaire en 5 ans, DES compris, et sont préparés pour entrer dans des institutions académiques ou collégiales, ou au CEGEP. Comment y parvenons-nous ? Nous élaborons et mettons sur pied des stratégies afin de soutenir le développement d’étudiants autonomes et résilients par le biais de l’innovation et de la collaboration. Les objectifs de cette présentation consistent à passer en revue la théorie et les principes de la Conception universelle de l’apprentissage (CUA) et de voir comment ces principes peuvent être mis en place en milieu scolaire. Nous discuterons de la façon dont l’Académie Centennial a adopté une approche scolaire globale en utilisant les prémisses de la CUA. Plus particulièrement, nous focaliserons sur les façons de structurer l’environnement pédagogique, sur l’établissement d’habitudes quotidiennes et de façon prévisible, sur la collaboration avec les parents tout en favorisant une communauté pédagogique sûre et attentionnée afin de promouvoir le succès auprès de l’ensemble des étudiants. Les résultats seront discutés dans le contexte d’études de cas qui mettent en lumière la croissance et la réussite de l’étudiant. À la fin de cette présentation, vous aurez une meilleure compréhension de la CUA et des stratégies visant à mettre en place cette approche en milieu scolaire.

Angela Burgos Conférencière : Angela Burgos,
Maîtrise en éducation, Directrice générale de l’Académie Centennial et du Collège Centennial
Co-conférencière : Marie-Eve Roy,
directrice, recrutement et développement communautaire de l’Académie et Collège Centennial

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J4.4 – Présentation de parcours en emploi de jeunes adultes présentant un TSA, un TDA/H ou une dysphasie

L’objectif de la présentation est de mieux comprendre les défis et les facteurs de réussite qui contribuent ou non à l’inclusion professionnelle des personnes avec des besoins particuliers.
Tout d’abord, il sera présenté un portrait des parcours scolaires, des alternatives offertes ainsi que des ressources d’aide pour favoriser l’inclusion en emploi des 16-35 ans. Ensuite, les conférencières vont dresser le profil de plusieurs parcours de jeunes adultes présentant un TSA, un TDA/H ou un trouble développemental du langage (dysphasie). Ces exemples permettront de mieux comprendre les enjeux relatifs à leur inclusion liés à leurs caractéristiques individuelles, leurs besoins, l’environnement de travail et leurs compétences. Il sera abordé la perspective de l’entreprise, soit les raisons pour lesquelles l’employeur préfère ou non embaucher ou maintenir ces travailleurs. Ces données proviennent à la fois de la recherche et de la pratique. En conclusion, des stratégies seront offertes afin de favoriser l’inclusion des personnes présentant des besoins particuliers.

Caroline Lebeau Conférencière : Caroline Lebeau,
Maîtrise en administration publique et maîtrise en développement organisationnel, Étudiante au Phd, Fondatrice de Regard9
Co-conférencière : Geneviève Gauthier, responsable au soutien pédagogique

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J4.5 – Le TELEQ (Test d’évaluation du langage écrit québécois): un nouvel outil prometteur !

Face au manque d’outil adapté pour l’évaluation des habiletés de langage écrit au Québec, nous avons créé le Test d’évaluation du langage écrit québécois (TELEQ). Cette conférence présente les étapes de création et fournit les données psychométriques et les procédures d’administration des sous-tests Lecture de mots, Dictée de mots et Compréhension de lecture du TELEQ. Cent-quatre-vingts enfants normo-lecteurs et 45 enfants ayant un diagnostic de dyslexie-dysorthographie de la 2e à la 6e année ont complété le TELEQ et d’autres tests évaluant les habiletés de langage écrit. Les résultats montrent que les performances au TELEQ corrèlent fortement à celles obtenues aux autres tests de langage écrit, indiquant une validité concordante satisfaisante. La cohérence interne et la fidélité (test-retest/inter-juge) du TELEQ sont également adéquates. La sensibilité et la spécificité de l’outil sont satisfaisantes, permettant de bien identifier la dyslexie. Des normes par régression seront disponibles. Le TELEQ est un outil valide et pourra être utilisé par différents professionnels dans le cadre d’une évaluation diagnostique de la dyslexie et pour orienter les interventions. Des sous-tests évaluant la conscience phonologique et les processus morphologiques sont en cours de développement.

Patricia Laniel

Conférencière : Patricia Laniel,
Baccalauréat en psychologie, Candidate au Ph.D. R/I en neuropsychologie clinique à l’Université de Montréal
Co-conférencier·e·s : Marie-Ève Beaudry, D. Psy., psychologue à la CS de la Pointe-de-l’Île, Mathilde Picotte-Lavoie, Baccalauréat en psychologie, candidate au doctorat en neuropsychologie clinique à l’Université de Montréal et Bruno Gauthier, Ph. D., neuropsychologue, professeur au département de psychologie de l’Université de Montréal et directeur du Laboratoire d’études en neuropsychologie de l’enfant et de l’adolescent (LÉNEA)

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J4.6 – EN ANGLAIS – Response to Intervention in a remote First Nations school: A School-wide Approach to Tiered Reading Instruction

In this conference, we will discuss the implementation of a school-wide tier 2 reading intervention to improve the literacy skills of struggling Indigenous elementary school students. We will offer an alternative to standard Response to Intervention (RTI) where only the most at-risk students typically receive tier 2 or 3 instructions. Our novel approach combines the use of curriculum-based measures (CBMs) to create multi-grade homogeneous intervention groups, ongoing progress monitoring, and an explicit Direct Instruction reading program for all students. The audience will learn strategies to create intervention groups based on CBM data, evaluate the effectiveness of reading instruction, and reduce school-wide rates of learning difficulties. Will we also discuss lessons learned, next steps, and implications for addressing the needs of at-risk students in various school settings. The standard RTI framework should be modified to meet the needs of Indigenous students who are at-risk for learning difficulties.

Julia Ferrari Conférencière : Julia Ferrari,
Doctorat en psychologie du développement et de l’éducation, Chargée de cours à Université de Toronto

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J4.7 – L’éducation en milieu carcéral, facteur de protection !

Une proportion inconnue, mais que l’on pense importante, de la population carcérale éprouve des troubles d’apprentissage, intellectuels ou cognitifs, y compris les troubles causés par l’alcoolisation fœtale et le TDAH (trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité). Notre action a été de développer un référentiel des interventions pour soutenir ces élèves à besoins particuliers. Nous présenterons les faits saillants du rapport de recherche et d’évaluation des services d’éducation pour les délinquants du Service correctionnel du Canada ainsi que des retombées de l’éducation comme facteur de protection.

Pascale L'Hébreux

Conférencière : Pascale L’Hébreux,
DESS en administration scolaire, Direction adjointe de centre en milieu carcéral à CSSMI
Co-conférencier : Joël Garneau, directeur adjoint du centre de formation de Portneuf, établissement Donnacona et André Chamberland, orthopédagogue en milieu carcéral

Programme du vendredi 27 mars
De 8h30 à 10h00 – Bloc de conférences V1
Détails des conférences V1

V1.1 – Travailler ensemble pour arrimer les pratiques d’enseignement de la littératie au secondaire

Cette communication a pour but de partager la démarche réalisée par des conseillers pédagogiques disciplinaires, des enseignants-ressources et des enseignants afin de mieux soutenir la réussite des élèves à risque, en difficulté d’adaptation et/ou d’apprentissage. D’abord, il s’agira de relater les questionnements de conseillers pédagogiques en soutien à la formation continue d’enseignants-ressources et d’enseignants au regard des contraintes exprimées par ces derniers. Ensuite, un exemple effectué à l’aide d’un outil de planification didactique intégrant les stratégies d’enseignement de la littératie sera présenté. Les acteurs impliqués témoigneront des avantages perçus et des défis rencontrés à la suite de cet exercice de planification. Des réponses à leur questionnement de départ seront esquissées et des pistes de solution seront proposées. La collaboration interprofessionnelle des acteurs peut servir à optimiser l’organisation des services offerts aux élèves, notamment au regard des apprentissages. Le travail en communauté constitue une voie pertinente pour catalyser les forces vives au service d’une planification pédagogique capacitante pour l’ensemble des élèves de la classe, le tout sans perdre de vue le bien-être des enseignants.

Nancy Granger Conférencière : Nancy Granger,
Doctorat en éducation, Professeure à l’Université de Sherbrooke

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V1.2 – L’accompagnement à la prise en main d’outils numériques de compensation par des apprenants porteurs de troubles Dys

Les outils numériques, utilisés de façon appropriée, ont un grand potentiel pour aider les apprenants Dys à participer pleinement aux activités scolaires et quotidiennes. On constate toutefois que ces aides techniques sont peu ou mal utilisées par ces publics dans le cadre scolaire, malgré des préconisations fortes des institutions. Nous proposons dans cette présentation, d’une part d’identifier les obstacles qui entravent actuellement l’adoption et l’utilisation des technologies d’assistance et d’apprentissage par les apprenants, et d’autre part de mesurer le niveau d’acceptabilité de ces outils. Enfin nous nous intéresseront aux leviers qui permettent de surmonter ces défis. Nous appuyant sur un cadre théorique et sur les résultats d’expérimentations chez des adolescents, nous étudierons les dispositifs d’accompagnements mis en place pour faciliter la prise en main des outils de compensation par les apprenants. Nous analyserons plus particulièrement les gestes pédagogiques des enseignants, les interactions avec les partenaires du domaine médico-social, comme la mise en place de démarches méthodologiques efficientes au sein des établissements.

Laetitia Branciard Conférencière : Laetitia Branciard,
Doctorat en sciences humaines, Ingénieure de recherche, formatrice à l’École Nationale Supérieure de formation de l’Enseignement Agricole (ENSFEA)

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V1.3 – Reconnaître les facilitateurs et les obstacles à l’intégration en classe ordinaire, d’élèves présentant un TSA

Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) est une réalité qui touche un nombre croissant d’élèves. Noiseux (2018) estime qu’en Montérégie, un élève sur 46 présentent un TSA. De ce nombre, près de 50 % fréquente une classe ordinaire. Quatorze enseignantes de maternelle, du premier et du deuxième cycle du primaire ont été rencontrées dans leurs milieux de travail respectifs. La perception de leur expérience d’intégration d’un élève présentant un TSA dans leur classe ordinaire a été recueillie par l’entremise d’un protocole d’entrevue semi-structuré. Leur perception a été analysée selon cinq cibles d’intervention permettant de cerner certains déterminants essentiels à la réussite d’un projet d’intégration :
a) l’adaptation et la diversification de l’enseignement, b) la collaboration entre les membres de l’équipe de travail et avec les parents,
c) l’ajout de ressources professionnelles, d) la formation reçue par les enseignants et e) l’implantation de programmes d’aide.

Nathalie Poirier Conférencière : Nathalie Poirier,
Doctorat en psychologie, Professeure à l’UQAM

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V1.4 – Ils ont réussi là où ils étaient prédestinés à échouer !

Comment des jeunes Québécois d’origine haïtienne confrontés à un vécu ayant pu les prédestiner à un décrochage scolaire, sont-ils parvenus à réussir à l’école? Aucune donnée n’est disponible sur les caractéristiques de ces jeunes adultes, de même que sur les stratégies déployées pour soutenir cette réussite. Notre recherche visait à identifier les contextes de vie vulnérables dans lesquels ces jeunes ont évolué, et d’examiner les éléments de leur culture et de leur personnalité les ayant conduit à poser des actions pour réussir. Pour ce faire, des entretiens autobiographiques rétrospectifs à travers lesquels 16 jeunes Haïtiens ont raconté leur compréhension de leur réussite scolaire ont été réalisés. Les résultats montrent que les obstacles vécus dans le milieu scolaire et familial ont induit chez ces jeunes une souffrance qui a généré des difficultés d’apprentissage, perturbé leur fonctionnement scolaire et menacé leurs chances de réussite. Or, le poids de l’héritage culturel et la contribution de leur personnalité parviennent à leur donner l’élan suffisant pour persévérer et réussir. L’analyse des données permet d’aboutir à un modèle conceptuel qui rend compte des processus impliqués dans la réussite scolaire de ces jeunes, offrant ainsi un regard novateur sur les programmes de lutte contre le décrochage scolaire.

Myriam Tahiri Hassani Conférencière : Myriam Tahiri Hassani,
Doctorat en psychologie, Psychologue clinicienne à Psycho-Med et chargée de cours à l’UQAM

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V1.5 – Les études interventionnelles visant à développer le vocabulaire et la conscience morphologique et leur impact sur la littératie : une analyse de la littérature scientifique

La contribution des compétences phonologiques en lecture est tout à fait centrale dans les premières étapes de l’apprentissage de la lecture , notamment le décodage, et maintenant bien documentée. Pourtant, en français comme dans d’autres langues, d’autres compétences notamment langagières contribuent à la maîtrise de la lecture. Parmi celle-ci, nous nous focaliserons sur le vocabulaire et les compétences morphologiques. Dans un premier temps, nous reprendrons les caractéristiques de la notion de vocabulaire et discuterons de l’apprentissage lexical. Dans ce cadre, nous présenterons à la fois les conceptions reliées à la mémorisation de mots nouveaux, et les relations complexes qu’entretiennent vocabulaire et lecture. Dans un deuxième temps, nous présenterons la notions de compétences morphologiques, et montrerons en quoi ces compétences peuvent être reliées à la littératie.Puis, nous présenterons une analyse critique de la littérature scientifique consacrées aux interventions en vocabulaire et morphologie. Enfin, nous présenterons les résultats d’une étude interventionnelle que nous avons menée auprès d’environ 250 enfants dans le Nord de la France, auprès d’enfants issus de milieux défavorisés, à qui nous avons proposé un programme de développement du vocabulaire et un programme de développement des compétences morphologiques.

Séverine Casalis Conférencière : Séverine Casalis,
Professeure à l’Université de Lille

De 8h30 à 15h00 – Symposium VS.1

Détails du symposium VS.1

VS.1 – L’organisation des services éducatifs : un défi incontournable pour chaque direction d’école!

L’organisation des services éducatifs d’une école et une responsabilité importante qui incombe à la direction d’établissement
(LIP : art 96.12). Le leadership organisationnel prend ainsi une place dominante dans les compétences d’une direction.
L’intention de ce symposium vise à soutenir les DÉ en proposant des exemples concrets, des outils, des idées pour soutenir l’organisation de leurs services. En matinée, deux exemples d’organisation collaborative vécue dans deux commissions scolaires seront présentés. L’un mettant à contribution les membres de l’équipe-école et le second, ceux de la CS et l’école.
L’objectif de l’après-midi traitera d’un enjeu majeur dans les écoles : la santé psychologique au travail. Tenir compte de l’importance de l’implication et la reconnaissance de chacun ne peut être que favorable au sentiment de bien-être. La réalité perçue et vécue peut accentuer le stress de tous et engendrer un climat de travail non favorable au développement et à la qualité des services éducatifs.
L’exposé de l’après-midi s’appuiera sur différents résultats de recherches menées sur la santé psychologique au travail, le leadership et les compétences émotionnelles chez les directions, les enseignants et les acteurs de l’école et proposera différents outils de prévention.
Les présentations seront suivies d’une période d’échange avec les conférenciers.
Nous souhaitons que chaque participant termine sa journée en ayant plus d’une clé en main.

Hélène Brien Coordonnatrice : Hélène Brien,
Directrice des services professionnels de l’Institut des troubles d’apprentissage

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COMMUNICATION 1
Et si on prenait le temps de réfléchir ensemble. . .

Sandra Houle, Directrice adjointe aux services éducatifs à la Commission scolaire des Bois-Francs

Les directions, les enseignants, les professionnels et l’ensemble des membres du personnel d’une école souhaitent la réussite de leurs élèves. Tout le monde s’entend à ce sujet! Par contre, lorsque vient le moment de s’engager par des gestes concrets pour la réussite des élèves, avoir une vision commune des besoins et des moyens à mettre en place est un défi. À travers les multiples cadres de référence, politique, études, modèle et plus encore, il arrive que l’équipe-école se demande par quel bout commencer. Et son on commençait par le début? Et si on prenait le temps de réfléchir ensemble? Et si, en toute humilité et transparence, l’équipe-école décidait ensemble de l’organisation des services? En toute simplicité, l’atelier présentera une modélisation de rencontre collaborative ayant pour sujet l’organisation des services EHDAA dans une école. Le contenu de la rencontre collaborative sera explicité afin de permettre aux directions de faire un lien avec les contenus théoriques (approches, culture de données, pratiques probantes, etc.) et le vécu pratique du quotidien dans une école.

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COMMUNICATION 2
La compétence conjuguée : un exemple concret de collaboration interprofessionnelle entre directions d’établissement scolaire et conseillers pédagogiques lors de la mise en place des communautés d’apprentissage professionnelle (CAP)

Isabelle Vachon, Conseillère pédagogique à la CSDM

La communauté d’apprentissage professionnel (CAP) est le meilleur dispositif pour arriver à soutenir le développement professionnel des enseignants (Richard, 2017), notamment ceux qui œuvrent auprès d’élèves en difficulté d’apprentissage ou de comportement. Or, comment s’organise la collaboration entre la direction d’école (DE) et le conseiller pédagogique (CP) qui participent à cette CAP afin d’optimiser le développement professionnel des enseignants? Ce dispositif nécessite des actions précises et complexes de la part des animateurs qui ne doivent pas reposer seulement sur l’intuition, le charisme ou l’expérience. Pour répondre à cette question, une recherche qualitative a été réalisée en 2013 afin de faire émerger les composantes et les manifestations observables de cette compétence à copiloter des situations d’intervention dans le but d’ajuster les pratiques du personnel (Vachon, 2013). Les actions déployées parfois individuellement, parfois en dyade, par le DE et le CP permettront de soutenir la résolution de problème afférent aux difficultés d’apprentissage ou de comportement des élèves. Cet atelier vous propose une vision innovante de la collaboration interprofessionnelle entre DE et CP, appuyée par une recherche réalisée dans le cadre d’un diplôme de 3e cycle. Enfin, des exemples concrets et des outils facilitant cette collaboration seront présentés ainsi que des écueils à éviter.

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COMMUNICATION 3
Stress professionnel et compétences émotionnelles dans la visée d’école promotrice de santé

Emmanuel Poirel, Professeur agrégé de l’Université de Montréal

Le stress et la santé psychologique du personnel scolaire est inquiétante ; près de 50 % des absences du personnel en contexte éducatif (les enseignants, les professionnels de l’éducation, le personnel de soutien et de direction) sont dues à des « troubles de nature psychologique ». Dans ce contexte, pour répondre à la mission de l’école, il est nécessaire de bien gérer ses propres émotions, mais aussi de comprendre que les autres vivent des émotions qui sont parfois difficiles à gérer. Une mauvaise gestion des émotions peut affecter le climat et avoir un impact sur la santé de tous les acteurs dans l’école, qu’ils soient grands ou petits.
Cet atelier veut répondre aux besoins de tous les professionnels qui œuvrent en milieu éducatif en matière de gestion du stress professionnel, de leadership vers la santé à l’école et de développement de compétences émotionnelles. Mieux gérer le stress professionnel et personnel implique le développement de compétences émotionnelles dans la perspective du développement d’écoles promotrices de santé pour tous.

De 8h30 à 12h00 – Symposium VS.2

Détails du symposium VS.2

VS.2 – Élève doué : profils multiples, apprenant unique, comment le soutenir ?

Tous les enfants aiment naturellement apprendre, et pour certains d’entre eux, l’apprentissage se fait plus rapidement. Toutefois, cette chance peut parfois être accompagnée de son lot de défis tant aux plans intellectuel, développemental que social. Pour ces raisons, tous les élèves doués ne sont pas nécessairement des élèves performants à qui tout réussit et certains affichent un profil de douance associé à un trouble d’apprentissage ce qui compliquera leurs identifications et leur scolarité. Comment pouvons-nous répondre à leurs besoins et les aider à se développer et à développer leur potentiel? Au cours de cette demi-journée, les conférencières transmettront leurs connaissances et expériences auprès de cette clientèle au primaire et au secondaire. L’objectif est d’offrir aux participants des pistes de réflexion et de solutions pour soutenir les jeunes doués à la suite de leur identification. Ce symposium est organisé par le Comité scientifique et professionnel en douance (CSPD) de l’organisme Haut Potentiel Québec (HPQ).

 

Coordonnatrice : Sylvie Régnier,
Orthopédagogue, co-fondatrice du Haut Potentiel Québec

 

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COMMUNICATION 1
Faire son secondaire dans une classe « douance » : qu’en pensent les élèves ?

Émilie Rouaud, Chargée de cours à l’Université de Montréal

Cette conférence vise à décrire la perception qu’ont les élèves doués des mesures éducatives dont ils bénéficient (regroupement, accélération, enrichissement) en lien avec leur réussite scolaire. L’objectif est de présenter un projet mené en collaboration avec les classes de secondaires 3 à 5 « douance » d’une école secondaire publique Montréalaise. Ce dernier permet d’éclairer un ensemble de sujets relatifs à la scolarisation, la socialisation et à la trajectoire plus large (relations sociales, pratiques institutionnelles de leur école, pratiques pédagogique de leur classe, etc.) à travers les perceptions des élèves afin de mieux comprendre le lien entre regroupement, accélération, enrichissement et réussite scolaire.

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COMMUNICATION 2
Au pays des multiHP : douance, TDAH et troubles dys

Céline Leroux-Chemla, Ph. D., Psychologue scolaire de la commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands

Cet atelier a pour objectif de sensibiliser les différents acteurs de l’éducation, et plus spécifiquement les psychologues scolaires, au besoin d’identification de ces enfants au sein du milieu scolaire afin de mieux répondre à leur besoin d’apprendre.
A partir de données de la recherche française, suisse et belge, s’appuyant sur des données cliniques et sur les neurosciences, nous présenterons les caractéristiques et les difficultés d’une juste identification du HPI lorsqu’un trouble d’apprentissage s’associe. Nous présenterons également des mesures prises en milieu scolaire. Pour conclure, on s’interrogera sur comment, au Québec, nous pourrions mieux prendre en compte les besoins éducatifs particuliers de certains profils HPI.

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COMMUNICATION 3
Que faire avec nos élèves doués en classe régulière ?

Isabelle Champagne, Enseignante au primaire de la commission scolaire Marguerite Bourgeoys

Cet atelier vise à outiller les différentes personnes qui interviennent auprès des élèves doués (enseignants, parents, professionnels) afin qu’ils puissent proposer et mettre en place des projets intéressants et stimulants qui permettront aux jeunes de développer leur plein potentiel. Il propose des solutions concrètes (activités, projets, etc.) à réaliser en classe ou à l’extérieur de celle-ci. Des ressources sont également suggérées pour les différents projets présentés et les matières au cursus scolaire. Un document collaboratif est aussi disponible sur le site web afin de permettre aux participants de partager leurs idées et de s’inspirer des projets de leur collègues.

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COMMUNICATION 4
Panel de discussion : questions des participants du symposium

Toutes les conférencières du symposium VS.2

Lors de ce panel, les conférencières seront invitées à discuter des différents enjeux mis de l’avant par les participants tout au long du symposium.

De 10h00 à 10h30 – Pause-café 
De 10h30 à 12h00 – Bloc de conférences V2
Détails des conférences V2

V2.1 – Planification annuelle inclusive : comment réduire les barrières à l’apprentissage ?

Cette conférence a comme principal objectif de présenter les différentes étapes d’une planification annuelle inclusive. L’intention est d’aider les professionnels de l’éducation à développer des réflexes d’inclusion dans la préparation de leurs séquences d’enseignement. La présentation magistrale interactive permettra aux participants de parfaire leurs connaissances sur la conception universelle de l’apprentissage (CUA). Différentes thématiques seront abordées : climat d’apprentissage, autonomie de l’élève et métacognition. Les participants auront une meilleure compréhension de la CUA. Des pistes de réflexion ainsi que des stratégies d’enseignement seront proposées afin de bâtir une planification annuelle inclusive permettant à l’élève de réfléchir à son profil d’apprenant. La planification annuelle inclusive permet de répondre aux besoins de tous les élèves en éliminant les barrières à l’apprentissage. L’enseignant sera davantage en mesure de guider l’élève vers des stratégies métacognitives.

Mélanie Vermette Conférencière : Mélanie Vermette,
DESS en didactique des langues, Directrice adjointe aux services pédagogiques au Collège Durocher Saint-Lambert
Co-conférencier : Christian Leblanc, directeur adjoint aux services pédagogiques au Collège Durocher Saint-Lambert

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V2.2 – Trouble d’attention avec hyperactivité (TDAH): liens avec le langage et les apprentissages

À l’heure actuelle, le TDAH reçoit une couverture médiatique d’envergure, notamment en lien avec l’augmentation des diagnostics et le débat concernant sa prise en charge. Le profil langagier et communicationnel de ces enfants est particulier et occasionne des difficultés d’apprentissage et de socialisation. Dans cette communication, nous survolerons les récentes études portant sur le TDAH, le langage et les apprentissages dans le but d’outiller les intervenants quant à l’identification et la prise en charge de cette clientèle. Pour ce faire, nous détaillerons d’abord les manifestations du trouble du langage et du TDAH, ainsi que leurs interactions. Dans un deuxième temps, nous ferons le parallèle entre ces profils et leur impact sur les apprentissages. Puis, nous suggérerons quelques pistes pour faciliter leur identification et leur prise en charge en milieu scolaire. L’auditoire apprendra à collaborer de façon plus efficiente dans la prise en charge des enfants présentant ce profil, à reconnaître les signaux d’alarmes langagiers et à developper des stratégies de communication efficaces. Le TDAH a des répercussions importantes sur le langage et les apprentissages, mais une compréhension interdisciplinaire du phénomène permet d’atténuer ses impacts pour le bien de l’élève.

Andréanne Bérubé

Conférencière : Andréanne Bérubé,
Maîtrise en orthophonie, Orthophoniste au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine
Co-conférencière : Catherine Chevalier, orthophoniste, étudiante au doctorat en linguistique et chargée de cours à l’Université de Montréal

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V2.3 – Coordonner la valorisation individuelle dans les troubles d’apprentissage

La personne qui vit avec un trouble d’apprentissage (TA) doit composer avec son style cognitif ou émotif atypique qui est une source de stress et de frustrations. En outre, la taille de ses défis et la fréquence des rétroactions négatives contribuent à un manque de valorisation trop fréquent. L’intervention de valorisation est un outil motivationnel qui a un impact optimal quand il y a une bonne coordination entre les intervenants et les proches. La valorisation systématique des personnes vivant avec un TA passe par plusieurs expériences quotidiennes induisant de la fierté dont, 1) Découvrir des forces personnelles par des succès ponctuels dans des activités, 2) Assumer des rôles spéciaux qui répondent à de vrais besoins et soulignent l’utilité de la personne (mentorat, correction, animation, gestion du moral ou du temps, recherche de matériel). De plus, les éléments de valorisation individuelle doivent être authentiques et non-superficiels. Les interventions coordonnées école-famille qui comportent des éléments de valorisation individuelle consolident l’estime de soi, réduisent l’anxiété et donnent un sens aux efforts de la personne qui vit avec un TA. Pour ces raisons, elles augmentent les efforts d’adaptation et la persévérance.

François Richer Conférencier : François Richer,
Ph.D., Professeur à l’UQAM

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V2.4 – Projet Graphilou : l’identification de mots pour augmenter la performance en lecture des élèves ayant des besoins

La Commission scolaire de la Côte-du-Sud s’est engagée depuis six ans à implanter le « modèle de la réponse à l’intervention » dans plusieurs écoles. Comme il s’agit d’un modèle centré sur la prévention des difficultés d’apprentissage, des projets ont été entrepris afin d’augmenter la qualité des premiers apprentissages en lecture. Notre projet s’est démarqué puisque celui-ci a été expérimenté durant plusieurs années avec la majorité des enseignants et enseignants en orthopédagogie de notre commission scolaire. Lors de notre communication, nous présenterons le projet « Graphiloup ». Celui-ci est basé sur l’enseignement explicite et est destiné à tous les élèves de la 1re année. Dans cette routine, on peut également y trouver des pistages et des dépistages qui ont pour but d’identifier les élèves qui ne répondent pas à l’enseignement ordinaire. Les enseignants peuvent donc plus facilement cibler leurs interventions de façon intensive. Dans le cadre de cette communication, nous présenterons le matériel, les recherches sur lesquelles nous nous sommes appuyées et aussi notre expérience avec les enseignants et les élèves.

Marie-Hélène Morneau Conférencière : Marie-Hélène Morneau,
Programme court en didactique cognitive UQAM, Conseillère pédagogique en adaptation scolaire à la CS de la Côte-du-Sud
Co-conférencière : Audrey Chabot, enseignante en orthopédagogie

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V2.5 – Quand la zoothérapie rime avec orthopédagogie: travailler en collaboration avec l’animal !

La zoothérapie vise à fournir une intervention thérapeutique pour l’homme en impliquant les animaux dans leur traitement. L’objectif de cette conférence est de partager une expérience de zoothérapie dans un contexte de pratique en orthopédagogie dans le but d’inspirer les intervenants désireux de bonifier leurs modes d’intervention dans leur pratique, notamment avec les élèves pour qui les méthodes plus conventionnelles n’ont pas suffisamment d’impacts positifs. Cette conférence commencera par une définition actuelle de la zoothérapie et il sera ensuite présenté la démarche de l’expérience avec l’objectif de démontrer comment, avec certains élèves, la zoothérapie a pu s’inscrire de façon pertinente pour faire la différence lors de séances orthopédagogiques. L’auditoire verra à l’aide d’exemples riches, simples et concrets, avec quels types d’élèves (difficultés ou troubles d’apprentissages, troubles neurodéveloppementaux) et dans quels contextes l’animal a été utilisé comme outil d’intervention. La zoothérapie offre des retombées positives chez les élèves en leur permettant, entre autres, de renforcer leurs bons coups, de capter leur attention ou de les motiver. À la conclusion de cette présentation, les participants seront en mesure de déterminer si la zoothérapie pourrait s’intégrer dans leur contexte et avec leurs élèves.

Annie Lussier Conférencière : Annie Lussier,
Baccalauréat en adaptation scolaire et sociale, Orthopédagogue au CENOP
De 12h00 à 13h30 – Pause-dîner (dernière rencontre avec les exposants)
De 13h30 à 17h00 – Bloc de conférences V3
Détails des conférences V3

V3.1 – Projet de codéveloppement professionnel sur la différenciation pédagogique et le coenseignement

L’objectif de cette présentation est de partager les retombées de deux codéveloppements. Le premier est vécu en groupe de conseillers pédagogiques et animé par une chercheuse. Le deuxième est animé par ces conseillers pédagogiques et vécu par des enseignants (classes régulière, d’adaptation scolaire et d’accueil, tant primaire que secondaire), des orthopédagogues et des orthophonistes. Les deux dispositifs de développement professionnel ont pour objet de travail la différenciation pédagogique et le coenseignement. Quatre rencontres CP-chercheuse ont eu lieu en 2018-2019. Cinq rencontres CP-enseignants et trois rencontres CP-chercheuse sont prévus en 2019-2020. Lors de ces moments, certains concepts associés aux objets de travail ont été approfondis et des expérimentations en classe ont été préparées. Entre chacune des rencontres CP-enseignants, des images ont été captées en classe dans l’objectif d’en faire l’analyse avec le groupe de participants. Ces deux codéveloppements sur la différenciation pédagogique et le coenseignement permettent de soutenir les divers intervenants dans la mise en œuvre de ces pratiques en classe. Des solutions aux embûches rencontrées dans la pratique respective de chacun seront présentées de même que les éléments de ces dispositifs qui sont particulièrement utiles au changement de pratique.

Maude Belleville Conférencière : Maude Belleville,
Maîtrise en mesure et évaluation en éducation, Conseillère pédagogique en évaluation en adaptation scolaire à la CSDM
Co-conférencières : Claudine Leclerc, conseillère pédagogique en mathématique au secondaire à la CS de Montréal et Mélanie Paré, professeure agrégée au département de psychopédagogie et d’andragogie de l’Université de Montréal

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V3.2 – TDAH : Stratégies pour cultiver l’harmonie à bord du navire familial

Dans un format dynamique ponctué d’exemples, cette formation apporte une réflexion pratico-pratique sur les problématiques qui peuvent interférer avec les processus attentionnels liés au TDAH et la capacité à s’automoduler. Les participants pourront réviser ce que la science nous apprend sur le TDAH et ses impacts à travers les étapes de la vie, identifier les problématiques qui peuvent en mimer la symptomatologie ou en compliquer la prise en charge et discuter des stratégies permettant un meilleur équilibre à bord du navire familial.

Annick Vincent Conférencière : Annick Vincent,
Médecin spécialiste (psychiatrie) M.D., F.R.C.P.C. et Maîtrise en Neurobiologie (M.Sc.), Psychiatre, conférencière et auteure à la Clinique FOCUS et professeure de clinique à l’Université de Laval

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V3.3 – La pleine conscience pour soutenir les apprentissages scolaires

Plusieurs études montrent des effets positifs de la pleine conscience pour l’amélioration du bien-être général de l’enfant. De telles interventions pourraient être utiles pour leurs effets positifs observés en regard du stress et de l’anxiété – particulièrement saillants chez les jeunes aux prises avec des difficultés d’apprentissage – mais également des capacités d’attention/concentration, de la régulation comportementale et du rendement scolaire, qui sous-tendent aussi le fonctionnement scolaire. Dans un premier temps, nous présenterons le rationnel théorique sous-jacent aux interventions basées sur la pleine conscience, illustré notamment par le biais d’un programme d’intervention adapté pour les jeunes âgés de 8 à 12 ans et leurs parents. Par la suite, les effets de ces interventions seront discutés, en regard du bien-être de l’enfant et des apprentissages scolaires. L’auditoire pourra : 1) disposer d’exemples concrets de stratégies d’intervention basées sur la pleine conscience; et 2) comprendre les effets potentiels de ces interventions sur la base d’études scientifiques. Les interventions basées sur la pleine conscience pourraient contribuer à soutenir les apprentissages scolaires, notamment en favorisant l’amélioration des habiletés d’attention/concentration, la régulation comportementale, les habiletés scolaires, et en diminuant le stress et l’anxiété.

Véronique Parent,

Conférencière : Véronique Parent,
Doctorat, Professeure à l’Université de Sherbrooke
Co-conférencière : Fabienne Lagueux, professeure agrégée au département de psychologie de l’Université de Sherbrooke

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V3.4 – Soutenir la réussite des adultes raccrocheurs par une approche écosystémique et collaborative

La réalisation d’un projet d’étude chez les adultes raccrocheurs comporte plusieurs obstacles, ce qui explique le faible taux de réussite de leur projet. Ces adultes ont souvent eu des parcours scolaires difficiles, semés d’obstacles et d’échecs, et plusieurs ont des difficultés d’apprentissage ou d’adaptation. Au cours de cette conférence, nous vous présenterons l’approche qu’a développée l’École Félix-Antoine pour répondre aux besoins de ces adultes et surmonter les obstacles menant à leur réussite scolaire. D’abord, la vision adoptée, l’approche mise en place et l’importance de la collaboration entre acteurs à travers cette approche seront détaillées. Ensuite, par des parcours d’élèves, il sera possible d’illustrer les moyens utilisés et les interventions mises en place pour amener nos élèves à la réussite de leur projet scolaire. Ces études de cas permettront de démontrer explicitement comment cette approche est mise en pratique. Des élèves seront aussi présents pour témoigner de leur expérience. Les participants pourront ainsi explorer une approche innovante qui a fait ses preuves, où la collaboration avec les différents acteurs est primordiale. En outre, les participants pourront adapter leurs interventions vis-à-vis de ces élèves ayant des besoins particuliers.

Denyse Mayano Conférencière : Denyse Mayano,
Maîtrise en orthopédagogie, Directrice de l’École Félix-Antoine
Co-conférencière : Vanessa Lemire, agente de recherche à l’Université de Montréal

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V3.5 – L’été, c’est fait pour lire!

La perte des acquis pendant l’été, soit la différence entre les résultats aux tests normalisés effectués à la fin d’une année scolaire et ceux réalisés au début de l’année scolaire suivante, révèle que cette diminution correspond en moyenne à au moins un mois d’enseignement (CCA, 2008). Cet écart serait plus important auprès des élèves issus de milieux défavorisés, et ce, particulièrement en lecture. Conséquemment, l’objectif de cette communication est de présenter des interventions qui ont été réalisées au cours de l’été 2019 visant la réussite éducative et la persévérance scolaire auprès des apprenants à risque. Dans un premier temps, la démarche sera d’exposer les résultats d’études concernant la perte des acquis en période estivale. Puis, les programmes d’interventions ainsi que les résultats de l’étude seront présentés. Peu d’études ont été recensées concernant les programmes d’intervention en lecture et en écriture durant la période estivale. Pourtant, la perte des acquis est constatée de la part du personnel enseignant, mais également lors de travaux de recherche (Allington, 2018). Ainsi, les retombées concernent le renouvellement de propositions d’activités estivales. Cette présentation permettra de proposer aux intervenants, regroupements et organismes communautaires des interventions stimulantes et variées visant le maintien des apprentissages en littératie.

Nathalie Chapleau

Conférencière : Nathalie Chapleau,
Doctorat en éducation, Professeure à l’UQAM
Co-conférencière : Catherine Turcotte, professeure à l’UQAM

De 15h00 à 15h30 – Pause-café 
De 15h30 à 17h00 – Bloc de conférences V4 
Détails des conférences V4

V4.1 – Quand une CAP amène à un changement de pratique pour enrichir le vocabulaire d’élèves du 2e cycle du primaire

L’objectif de cette conférence est de partager une expérience vécue par une Communauté d’apprentissage professionnelle (CAP) créée pour soutenir ou aider les élèves d’une école primaire à population majoritairement allophone à améliorer leur vocabulaire. Nous décrirons la démarche suivie en commençant par le moment où le plan d’action de l’an 1 a été élaboré et approuvé par tous les membres de la CAP : la CAP a identifié la compétence cruciale déficitaire chez la population ciblée comme étant le vocabulaire restreint. Dans une visée d’enseignement universel et préventif liée au palier 1 du modèle de réponse à l’intervention (RàI), nous expliquerons comment l’équipe a pris la décision d’implanter, dans 5 classes du 2e cycle, un programme de développement de la conscience morphologique prouvé efficace par la recherche, comment l’orthopédagogue a accompagné les enseignantes et comment la collaboration et la coopération ont évolué entre tous les membres de la CAP tout au long de l’année. Nous ferons part des retombées de ce changement de pratiques sur les habiletés des élèves en lien avec le vocabulaire ainsi que des commentaires des enseignantes en lien avec la démarche. En guise de conclusion, des actions prévues pour les élèves nécessitant des interventions plus spécifiques et soutenues (palier 2 de la RàI) seront présentées avant d’échanger avec les participants.

Danielle Latour Conférencière : Danielle Latour,
Baccalauréat en adaptation scolaire et sociale (Maîtrise en cours), Orthopédagogue à la CS Marie-Victorin
Co-conférencière : Julie Grothé, orthopédagogue et directrice-adjointe au primaire à la CS Marie-Victorin

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V4.2 – « Toujours ensemble » : soutenir la persévérance scolaire par la mobilisation des jeunes, leur famille et le milieu scolaire

Au cours de cette conférence, nous allons présenter comment « Toujours ensemble », un OBNL de Verdun, approche la persévérance scolaire sous l’angle de la collaboration pour soutenir les jeunes à risque qui présentent des difficultés ou des troubles d’apprentissage. Une approche collaborative qui unit les jeunes, les familles, le milieu scolaire, la communauté et les ressources spécialisées. Qui sont nos jeunes et de quoi ont-ils besoin? Qui sont ces acteurs dont ils ont besoin pour persévérer et développer leur plein potentiel? Quelle place accorde-t-on au milieu communautaire dans le travail d’évaluation des besoins et l’intervention? Comment pouvons-nous travailler tous ensemble pour donner aux jeunes les outils nécessaires à leur réussite? C’est exactement ce dont nous souhaitons vous entretenir. L’auditoire sera sensibilisé aux mécanismes impliqués dans le travail de collaboration basé sur l’approche école-famille-communauté. Nous souhaitons également que notre expérience s’avère inspirante et qu’elle ouvre la porte à l’établissement de nouveaux partenariats pour d’autres organisations. La persévérance scolaire de nos jeunes est l’affaire de tous et c’est ensemble qu’on doit la soutenir.

Elizabeth Robillard

Conférencière : Elizabeth Robillard,
Maîtrise en administration publique, Coordonnatrice du programme Toujours ensemble
Co-conférencières : Christine Loiselle, chef d’équipe du programme Sac à dos et Laurence Côté, conseillère-ressources parents-élèves du programme Passeport pour ma réussite

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V4.3 – Difficultés rencontrées en production de textes écrits chez les élèves avec ou sans difficulté d’apprentissage du langage écrit

Cette conférence vise à présenter les résultats d’une étude portant sur le développement des compétences rédactionnelles des élèves de la 3e à la 6e année du primaire ayant ou non des difficultés en langage écrit. Près de 180 élèves ont réalisé une production écrite qui a été évaluée à partir de critères objectifs d’une grille quantitative. Différentes analyses statistiques ont été effectuées pour documenter le développement de cinq composantes (normes morphosyntaxiques, cohésion, vocabulaire, productivité, caractéristiques du texte narratif) et les difficultés présentées par les élèves avec ou sans difficulté. Les résultats préliminaires indiquent des différences significatives entre les deux groupes d’élèves dans le développement des compétences rédactionnelles des cinq composantes. Une progression des compétences est observée à travers les niveaux scolaires, mais à un rythme différent selon les composantes. Cette conférence permettra aux intervenants scolaires de mieux comprendre le développement et les difficultés de leurs élèves, tout en identifiant de manière spécifique les éléments des composantes à travailler. Finalement, elle guidera leurs réflexions pour mieux adapter leurs pratiques d’évaluation et d’intervention.

Brigitte Stanké

Conférencière : Brigitte Stanké,
Doctorat en sciences biomédicales, Professeure à l’École d’orthophonie et d’audiologie de l’Université de Montréal et chercheuse au CRIR
Co-conférencière : Julie Robidoux, étudiante finissante à la maîtrise professionnelle en orthophonie et auxiliaire de recherche à l’Université de Montréal et au CRIR, Evelyne Moreau, étudiante en maîtrise à l’École d’orthophonie et d’audiologie de l’UdeM et Nadia Rousseau, professeure en science de l’éducation de l’UQTR

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V4.4 – Outils technologiques pour le TDAH/TA – Leurs utilisations dans le support aux fonctions exécutives

Cette formation permettra aux praticiens d’identifier les principaux outils technologiques actuels et à venir permettant un support aux fonctions exécutives chez les personnes présentant un TDAH ou un trouble d’apprentissage. La formation abordera également les contextes d’intervention psychothérapeutique où ces outils peuvent être utilisés en plus d’en décrire les avantages et inconvénients ainsi que les limites de leur utilisation. Une démarche pédagogique basée sur la neuroéducation sera utilisée afin de rendre le contenu de la formation accessible à tous les participants.

Martin Pearson Conférencier : Martin Pearson,
Doctorat en psychologie, D.Ps., psychologue

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V4.5 – Stage, TIC et Santé et sécurité au travail chez les adolescents présentant des difficultés d’apprentissage : mélange des genres

Notre équipe débute un important projet visant à concevoir un modèle de prévention des lésions professionnelles adapté au Parcours de formation axée sur l’emploi (PFAE) et soutenu par les technologies numériques (TIC). Les adolescents éprouvant des difficultés d’apprentissage, à qui s’adresse le PFAE, sont plus vulnérables en termes de Santé et de sécurité au travail (SST), d’où l’importance de développer la prévention dès leur formation, et ce, de manière différenciée (selon le genre, le secteur d’emploi, l’expérience ou la nature des difficultés). Selon la Loi sur les accidents de travail et les maladies professionnelles, c’est à la commission scolaire que revient ce mandat de prévention en SST. Suite aux recherches passées, un modèle de prévention comprenant quatre composantes a été développé. Dans les trois prochaines années, nous recueillerons un maximum d’information pour développer des TIC qui vont aider les intervenants scolaires à intégrer ces composantes à leur pratique (cadres, CP, enseignants, équipes informatiques). La présentation interactive se déroulera en trois temps : 1) Connaissances actuelles sur la supervision des stages et la SST, 2) composantes de la prévention en SST au PFAE et 3) échange sur les pratiques actuelles dans les milieux en matière de SST selon les composantes.

Myriam Bérubé

Conférencière : Myriam Bérubé,
Maîtrise en physiothérapie, Étudiante à la maîtrise en Sciences de la réadaptation à l’Université de Montréal
Co-conférencière : Marie Laberge Ph. D. , professeure agrégée à l’Université de Montréal, École de réadaptation

Congrès international
de l’Institut TA

Le 25, 26 et 27 mars 2020 au Westin de Montréal

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