
Dans son essai « Séparés mais égaux », Christophe Allaire Sévigny enquête sur notre système d’éducation qui, sous le couvert de la liberté de choix, impose une forme de ségrégation sociale dans nos écoles. Les élèves québécois font aujourd’hui l’expérience d’un système « à trois vitesses » qui sépare les jeunes selon les moyens économiques et le bagage culturel de leurs parents. Le principe d’égalité des chances, qui se trouve pourtant encore inscrit dans la Loi sur l’instruction publique, a été abandonné et l’école commune a disparu. Cette trahison de l’héritage de la Révolution tranquille entraîne des conséquences désastreuses non seulement pour les élèves et le personnel scolaire, mais aussi pour la société québécoise. Dans cette conférence, l’auteur aborde la démarche derrière son enquête et présente ses principaux constats à l’aide d’expériences vécues et de témoignages de gens qu’il a rencontrés sur le terrain. Il aborde finalement quelques pistes d’action pour remettre l’école québécoise sur ses rails.
