
Enseigner le français selon une approche intégrée, c’est chercher à mettre en relation l’oral, la lecture et l’écriture plutôt que de les travailler séparément. Si les liens entre la lecture et l’écriture viennent assez spontanément à l’esprit, ceux qui impliquent l’oral sont parfois plus difficiles à envisager. Faire parler les élèves, est-ce suffisant pour parler d’approche intégrée? Comment tirer parti d’une situation de lecture pour faire une place à l’oral? Comment l’écriture peut-elle devenir une occasion de prendre la parole, d’interagir ou d’écouter? Et, surtout, quels savoirs oraux peut-on enseigner et mobiliser dans ces différents contextes? Dans cet atelier, nous explorerons des contextes de lecture et d’écriture particulièrement propices à la mobilisation de l’oral et nous verrons comment les exploiter pour créer de véritables interrelations entre les compétences langagières. Nous nous intéresserons également aux savoirs : comment déterminer ceux qui gagnent à être mis en relation? Comment les enseigner afin qu’ils puissent ensuite être mobilisés dans différents contextes de communication? À partir d’exemples concrets et de situations facilement transférables en classe, les personnes participantes seront invitées à réfléchir autrement à la planification de leur enseignement afin que l’oral, la lecture et l’écriture puissent réellement s’enrichir mutuellement.


L'objectif de cet atelier est de mettre en place des outils concrets favorisant l'engagement des élèves et de susciter leur réflexion (changement de posture). Avez-vous déjà eu l'impression que vous animiez une activité et que malgré vos explications, votre énergie et tous vos efforts, vos élèves démontraient peu d'intérêt et peinaient à se mettre au travail? Nous aussi! Par une variété d'activités, nous avons suscité l'engagement des élèves et nous avons pu constater une formidable transformation dans leur mobilisation dans les différentes tâches mathématiques. Adieu les mains levées et les élèves qui disent ne rien comprendre! Bonjour à la réflexion, aux discussions, aux essais et à la motivation!



Optimisez votre enseignement-évaluation en permettant diverses démonstrations des compétences chez l’élève. Lors de cet atelier, nous explorerons comment la collaboration, à la fois entre adultes et entre pairs, peut permettre la mise en place de dispositifs différenciés soutenant les élèves ayant des défis d’apprentissage, et tous les autres ! Par le biais d’exemples concrets, de matériel et de médias tirés de notre pratique, nous aborderons la triangulation des preuves d’apprentissage en lecture-écriture par le biais de : 1. La collaboration enseignant-orthopédagogue, qui permet le coenseignement, les entretiens et la récolte de preuves par l'observations. 2. La collaboration entre élèves, qui permet les cercles de lecteurs et d’auteurs, le partenariat entre élèves et la rétroaction par les pairs ainsi que les dictées métacognitives en équipes. Lorsque les élèves démontrent leurs apprentissages à l’oral, à l’écrit ou encore par des observations, un portrait plus juste du groupe se dessine pour l’enseignant, qui peut ajuster ses interventions. C’est une évaluation POUR l’apprentissage. Cet atelier vise donc à vous accompagner en douceur dans ce changement de posture.



Que ce soit à l’école ou hors de l’école, avoir de bonnes compétences en communication orale s’avère essentiel pour les adolescents. En effet, l’oral est omniprésent dans leur quotidien : pour interagir avec des pairs et avec le personnel scolaire, pour être en mesure de faire part de leur incompréhension ou encore pour répondre à un client en contexte d’emploi ou de stage. Pourtant, nous en savons très peu sur ce qu’ils pensent de cette compétence et de leurs besoins en la matière. Dans le cadre d’une recherche, nous avons questionné plus de 1000 élèves québécois du secondaire à ce sujet et nous avons mené des entretiens avec 13 d’entre eux. Dans un contexte où le programme de français du Québec a été actualisé et où l’on accorde une plus grande place à l’oral, il s’avère particulièrement intéressant de connaitre les besoins des élèves, leurs représentations et ce qu’ils disent avoir appris au cours de leur parcours scolaire en lien avec l’oral. Dans le cadre de cette communication, nous ferons état de ces résultats en les mettant en parallèle avec le programme actualisé de français du secondaire québécois afin de proposer des façons concrètes de travailler l’oral autrement avec les élèves. Plusieurs exemples seront présentés.



Dans toutes les écoles du Québec, on retrouve un nombre considérable d’élèves à besoins particuliers. TDAH, dysphasie, dyspraxie, autisme, troubles sensoriels et plusieurs autres, sont tous des défis avec lesquels certains jeunes doivent composer. Si l’obtention du diplôme d’études secondaires représente leur objectif principal, la transition après l’obtention du diplôme sera souvent encore plus exigeante. Dans cette conférence, Émilie Robert décrira différentes stratégies que les enseignants, éducateurs et intervenants peuvent mettre en place pour accompagner un jeune dans sa transition après le secondaire. Elle présentera deux projets de soutien à la transition qui ont lieu au Collège Montmorency, l’un pour soutenir les nouveaux admis au collégial et l’autre, pour soutenir les futurs diplômés collégiaux vers le marché du travail ou l’université. Le tout sera illustré par des exemples et des témoignages de jeunes.


Intervenir auprès d’adolescents en milieu scolaire implique souvent de composer avec des comportements qui déstabilisent, résistent ou échappent à la compréhension. Et si ces manifestations étaient, en partie, des expressions de leurs styles d’attachement? Au cœur du développement socioaffectif, l’attachement influence la manière dont les jeunes perçoivent les autres, régulent leurs émotions et s’engagent dans la relation éducative. Chaque élève arrive avec une histoire relationnelle unique, qui colore ses réactions, ses attentes et sa façon d’entrer en lien. Cette conférence propose d’explorer les principaux styles d’attachement à l’adolescence et leurs manifestations sur les plans comportemental, affectif et relationnel en contexte scolaire. Elle vise à offrir des repères concrets pour mieux décoder ce qui se joue derrière certains comportements souvent interprétés comme de l’opposition ou du désengagement. Les participants seront amenés à réfléchir à leur posture et à découvrir des pistes pour ajuster la relation éducative aux besoins des élèves, afin de favoriser des interactions plus sécurisantes et un accompagnement plus juste.


Les enseignants se disent souvent démunis devant l'anxiété qui se manifeste chez leurs élèves. Comment distinguer le stress normal, parfois même utile à l'apprentissage, de l'anxiété réellement incapacitante ? Et comment intervenir sans lui accorder une importance démesurée, au risque de « faire gonfler la balloune » ou de contribuer à une forme de surreprésentation du phénomène? Cette conférence propose des repères concrets pour naviguer entre deux écueils : banaliser un vécu réel chez certains jeunes, ou amplifier une détresse par une attention excessive. Seront d'abord présentés les critères permettant de reconnaître le moment où une inquiétude mérite une attention particulière. Suivront des pistes d'intervention adaptées à la réalité de la classe, où l'enseignant doit composer avec un groupe entier tout en respectant le rythme de chacun. Une place sera accordée à la collaboration avec les parents, dont les attitudes à la maison peuvent parfois diverger des interventions proposées en classe, ajoutant un défi de cohérence. Les participants repartiront outillés pour repérer, intervenir et accompagner, sans nourrir l'anxiété ni la minimiser.


Né dans la foulée du rapport Parent (1964), le Conseil supérieur de l'éducation (CSE) a agi durant 60 ans comme une « commission d'enquête permanente ». Il a conjugué savoirs issus de la recherche, savoirs d'expérience et délibérations. La loi 23 (2023) a redessiné cette gouvernance : le CSE s’est transformé en Conseil de l’enseignement supérieur (CES) et l'Institut national d’excellence en éducation (INEE) a été créé. Cette présentation puise dans six décennies de travaux du Conseil pour poser un regard systémique et éclairer des problèmes « épineux ». Seize publications du Conseil ont été consultées au regard de trois axes. Équité et inclusion : la sélection scolaire concentre les élèves en difficulté, dont ceux ayant des troubles d'apprentissage, dans les groupes qui cumulent les défis; il faut agir sans attendre l'étiquette et concevoir l'enseignement pour la diversité (conception universelle de l’apprentissage, CUA), sans oublier l'équité numérique. Bien-être et engagement : sans adultes qui vont bien, pas d'élèves qui vont bien; l'engagement suppose d'arrimer qualité, diversité et accessibilité. Alliances et continuité : la collaboration école-famille-communauté est fondamentale, les transitions doivent être soutenues puis, enfin, la diversité des parcours au collégial et à l’université est désormais établie. Enfin, l’apprentissage tout au long de la vie devient incontournable.


Selon leur profil, les élèves qui présentent un haut potentiel intellectuel peuvent avoir des besoins spécifiques qui nécessitent la mise en place d’un accompagnement sur les plans personnel et académique. Depuis 2020, le ministère de l’Éducation du Québec (MEQ) reconnaît ces élèves et propose des aménagements pédagogiques afin de préserver leur motivation scolaire et de favoriser leur épanouissement. Les élèves présentant des troubles concomitants à leur douance (double exceptionnalité) nécessitent une vigilance particulière. Le partenariat entre les neuropsychologues, les différents intervenants, les parents et l’école devient alors nécessaire, en raison des répercussions fonctionnelles qui y sont liées, que ce soit sur les plans académique, émotif, social ou comportemental. Cette conférence se veut un moment de partage et d’échanges avec les enseignantes et enseignants qui se retrouvent souvent aux prises avec des demandes d’intervention auprès de leurs élèves, sans toujours savoir comment agir ni quoi prioriser. L’objectif de cette rencontre est de présenter le profil des élèves doués et de proposer des pistes de solutions accessibles pouvant être appliquées dans vos milieux scolaires.



En travaillant la posture d’apprenant·e par le développement de compétences transversales, socioaffectives et stratégiques, notre objectif est de répondre à la question « comment s’engager dans sa réussite et se définir une intention d’apprentissage claire? ». Dans une approche réflexive visant à favoriser l’autodétermination de l’élève, notre atelier propose une démarche et un outil d'accompagnement pour soutenir l’élève et l’intervenant au fil des défis d'apprentissage et dans une perspective de développement de compétences. L’outil partagé entend ainsi mobiliser des éléments de connaissances de soi, comprendre les facteurs de réalité et utiliser l’autoévaluation et la métacognition.

