
Apprendre l’écrit (c.-à-d. lire et écrire) demande des années d’effort et de pratique. Des décideurs en matière d’éducation aux enseignants en classe, tous s’entendent pour consacrer à l’enseignement de l’écrit temps, énergie et passion. Pour arriver à atteindre les cibles d’apprentissage, l’élève possède un bagage sur lequel il peut compter et sur lequel les enseignants devraient systématiquement tabler : les habiletés à l’oral. Si, en général, la majorité des élèves qui entrent à l’école ont un bagage à l’oral suffisant pour servir de socle aux apprentissages à l’écrit, ce n’est pas le cas de tous les enfants. Plus particulièrement les enfants dont le développement langagier est atypique, comme les élèves vivant avec un trouble de développement du langage ou encore les élèves dyslexiques reconnus pour leur déficit phonologique, peuvent ne pas avoir le bagage requis pour supporter les efforts associés à l’apprentissage de l’écrit. De lamême façon, les élèves dont le français est une langue additionnelle n’ont pas toujours les acquis nécessaires sur lesquels s’appuyer pour apprendre l’écrit. Cette rencontre permettra de nommer les cas d’élèves susceptibles de nécessiter des interventions à l’oral. Elle permettra aussi de proposer des pistes de solutions pour tous ces élèves dont le socle à l’oral est encore parfois trop fragile pour bien apprendre l’écrit.



En utilisant une ligne du temps pour illustrer les moments clés de l’année, nous mettrons en lumière les incontournables qui font progresser la vision et les pratiques en évaluation dans les écoles. Des exemples concrets (documents, outils, capsules, etc.), mis en œuvre dans divers milieux, seront présentés afin de souligner l’importance de la complémentarité des rôles des différents intervenants scolaires — enseignants, directions, professionnels et services complémentaires. Et surtout, nous mettrons de l’avant l’implication des élèves, qui sont au cœur de ces changements en évaluation. Que vous participiez seul ou avec vos collègues, cet atelier vous offrira l’occasion d’échanger sur vos pratiques évaluatives et sur des moyens concrets pour les faire évoluer. Nous souhaitons que ces discussions soient riches et inspirantes, afin de vous aider à identifier votre prochain pas dans votre milieu. Changer la culture en évaluation d’une école représente un défi de taille. C’est pourquoi les approches collaboratives jouent un rôle central dans cette transformation. Il est également essentiel d’impliquer lesélèves et leurs parents, pour que le parcours scolaire devienne une responsabilité partagée entre l’école et la maison. Ensemble, nous pouvons réussir à évaluer dans le but de soutenir la réussite de tous les élèves.



Cet atelier interactif met en lumière différents profils d’élèves présentant un trouble développemental du langage (TDL). À partir d’études de cas documentées et réalistes, tu seras amenée à analyser des travaux scolaires, observer des extraits vidéo en classe et explorer le vécu rapporté par l’enseignant·e et le parent. En petits groupes, tu utiliseras un canevas d’analyse et des questions de réflexion pour identifier les défis réels et perçus, dresser un portrait global et dégager des pistes d’adaptations concrètes. Le retour en grand groupe permettra de comparer les observations et de mettre en commun des stratégies inclusives applicables à différents niveaux scolaires. L’objectif : mieux comprendre les manifestations du TDL dans la réalité quotidienne des élèves et repartir avec des outils pratiques pour soutenir leur apprentissage et favoriser leur participation dans la classe.


Intervenir en langage écrit dès la maternelle ? Oui, non seulement c'est possible, mais c’est essentiel! Un protocole de dépistage précoce, administré à trois moments de l’année scolaire, a été conçu pour repérer efficacement les enfants de maternelle 5 ans à risque de présenter des difficultés en lecture et en orthographe. Ce test validé s’inscrit dans l’approche de la Réponse à l’intervention (RAI) et évalue cinq prédicteurs clés : le traitement visuo-attentionnel, la mémoire lexicale orthographique, la conscience phonologique, la connaissance des lettres et l’orthographe du prénom. Cette conférence propose une présentation concrète du test, des activités d’intervention qui l’accompagnent, ainsi que des exemples de profils d’élèves pour illustrer son utilisation en milieu scolaire. Une occasion de découvrir un outil fondé sur les données probantes pour agir tôt et efficacement.



Chaque année, nous invitons nos élèves à nous suivre dans un parcours littéraire au fil duquel ils et elles découvriront des oeuvres, rencontreront des auteur·rices, développeront leurs compétences, affineront leurs préférences. - Comment peut-on penser ce parcours pour qu’il soit le plus inclusif possible ? - Comment proposer à la fois des oeuvres phares et offrir de véritables choix ? - Quand guider et quand laisser de l’espace à chacun pour développer des habitudes de lecture qui perdureront dans le temps ? - Comment conserver l’enthousiasme de tous nos élèves en cours d’année, peu importe leur niveau de maitrise ? À travers cette conférence basée sur la réalité du terrain et les avancées des recherches sur le sujet, Sophie Gagnon-Roberge proposera des pistes de réflexion, des dispositifs pédagogiques inclusifs et enthousiasmants et des oeuvres littéraires à découvrir de toute urgence !


Quand le mot « douance » est prononcé, il évoque souvent des images d’élèves naturellement performants, autonomes et passionnés par les apprentissages. Pourtant, la réalité observée dans la pratique orthopédagogique et en classe bouscule parfois cette représentation. Derrière le haut potentiel, on ne retrouve pas seulement d’excellents élèves, mais également des parcours marqués par la sous-performance, l’anxiété, le perfectionnisme ou encore l’association de troubles neurodéveloppementaux autrement appelée double exceptionnalité. Cette conférence propose un regard concret sur la douance à travers des situations vécues, en cherchant à faire tomber certains mythes tout en outillant les professionnels pour mieux comprendre les besoins réels de ces élèves. À partir d’exemples issus de la pratique orthopédagogique, on explorera les écarts entre les attentes du milieu scolaire et les réalités observées : gestion de la motivation, adaptation des tâches, différenciation pédagogique, communication école-famille. L’objectif est d’offrir un espace de réflexion bienveillant et ancré dans le quotidien, où la douance est envisagée non pas comme un privilège, mais comme une diversité cognitive à reconnaître et à soutenir au même titre que toute autre forme de besoin particulier.


Lorsqu’un élève est suivi en orthopédagogie, c’est qu’il éprouve des difficultés. Le plus souvent, son rapport à la lecture, à l’écriture et aux apprentissages n’est pas positif. Ne se sentant pas compétent, il préfère souvent éviter de se confronter aux textes. Face à un album sans texte, un tel élève ne se sent pas exclu. Il peut accéder au sens, puisqu’aucun code ne fait obstacle. L’album peut devenir entre lui et l’enseignant un objet de parole. Cette ressource est parfois délaissée par l’enseignant qui ne sait pas toujours comment s’en servir. De très nombreux usages sont pourtant envisageables (p. ex., scruter, inférer, nommer, décrire, raconter, orthographier, écrire des phrases ou des textes, analyser, réagir, interpréter, porter un jugement critique), tant avec des petits qu’avec des grands. Cette présentation permettra de découvrir ces usages, une large variété d’albums sans texte et plusieurs arguments qui justifient de les intégrer pour l’enseignement. Des activités précises tirées d’articles publiés dans la revue Le Pollen seront présentées.


La pandémie de Covid-19 a entrainé des répercussions importantes chez les élèves sur plusieurs plans, notamment en ce qui concerne la gestion des émotions et la compétence à communiquer oralement. De plus, la présence de plus en plus grandissante des technologies dans la vie des élèves les amène à avoir un rapport différent à la communication orale en classe et hors de celle-ci. Sachant cela, peut-on enseigner l’oral de la même façon qu’avant la pandémie? Quels sont les besoins des élèves de la fin du primaire et du secondaire en ce qui concerne la compétence à communiquer oralement? Après avoir brossé un bref portrait des élèves en ce qui a trait aux répercussions de la pandémie de Covid-19, des astuces et des obstacles à la communication seront présentés ainsi que des façons de les travailler avec les élèves de la fin du primaire et du secondaire afin de développer leur compétence à communiquer oralement en classe et hors de celle-ci. L’oral pragmatique, une approche didactique qui consiste à développer la capacité des élèves à communiquer oralement tout en assurant une communication harmonieuse, sera au cœur de cette communication. Des exemples concrets issus de la pratique d’enseignantes seront présentés ainsi qu’une ressource en ligne accessible gratuitement et donnant accès à du matériel utilisé pendant la communication.



La création de lien significatif entre l’élève et l’enseignant n’est pas qu’un jeu d’enfants : même les adultes de la FGA et de la FP ont besoin de ce lien pour réussir et s’engager. Appuyé par des données scientifiques, cet atelier explore l’importance de la relation élève-enseignant dans la gestion de classe. Il propose des stratégies efficaces et des exemples concrets d’enseignants FP/FGA. De plus, parce que le lien est parfois plus difficile à créer, des pistes sont présentées pour savoir comment aborder ces situations.


This session for elementary and secondary cycle 1 teachers (i.e. Grades K – 8) will provide many examples of questions we can ask and tasks we can set to create an environment where ALL students, including students who are traditionally seen as struggling, are encouraged to, able to, and comfortable with contributing to the class conversation. This will lead to greater success in math for these struggling students. Each task used matches the Québec curriculum and addresses math content that is important for students.
