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*tous les champs sont obligatoires.

5e colloque pour parents de l’Institut TA

Actualités

C’est déjà le temps de la rentrée scolaire!
Août 31, 2011

La dernière semaine du mois d’août marque la rentrée des classes de près d’un million d’élèves du préscolaire, du primaire et du secondaire au Québec. De ce nombre, environ 160 000 enfants ont des besoins particuliers. Mais, qui n’a pas eu à surmonter quelques difficultés et pour certains, à vivre avec un trouble d’apprentissage posant un obstacle sérieux au cheminement scolaire et à la possibilité de diplomation. 

Pour partir du bon pied, l’AQETA s’est penchée sur la rentrée scolaire avec l’objectif de débroussailler les chemins parfois méconnus de la réussite scolaire.  

Les parents, de grands observateurs

Bien avant l’entrée à l’école, les parents peuvent observer un retard dans certaines habiletés ou certaines particularités liées au développement de leur enfant. Au moindre doute, des démarches médicales auprès d’un pédiatre doivent être entreprises. Le médecin sera en mesure de vous guider dans vos démarches afin que vous obteniez réponse à vos préoccupations.

L’observation puis la comparaison avec d’autres enfants de la fratrie ou de l’extérieur peuvent souvent à mettre la puce à l’oreille. Toutefois, certaines difficultés ne seront identifiées qu’à l’école en situation d’apprentissage des matières scolaires.

Compte tenu de la lourdeur des systèmes de santé et d’éducation, sonner l’alarme tôt peut faire la différence quant à l’accès aux ressources spécialistes et sera bénéfique tant pour l’enfant, le milieu de garde ou l’école que les parents.

Astuce parents 

Les parents munis d’observations écrites de l’éducatrice en garderie, d’un spécialiste consulté au privé ou au public ou d’un médecin doivent impérativement faire le lien avec la direction de l’établissement scolaire assurant ainsi le transfert des informations afin de mettre en place des stratégies répondants adéquatement au style d’apprentissage et aux besoins de l’enfant.

La prévention, que des avantages!

Arrivant directement de la maison, de la prématernelle, du Centre de la petite enfance (CPE) ou de la garderie, les nouveaux petits élèves qui entrent à la maternelle auront des défis d’apprentissage à relever en prévision de la première année du primaire, véritable début du parcours scolaire dans le système d’éducation québécois.

Des défis se présenteront et seront parfois plus difficiles à affronter pour certains que d’autres, les mécanismes de l’apprentissage étant propre à chacun. Le programme de dépistage précoce (en attente de reconduction) de l’AQETA permet d’observer certaines difficultés qu’il serait important de garder à l’œil ou de faire vérifier rapidement puis d’alerter les parents et l’école le cas échéant.

Le programme très apprécié est d’une simplicité désarmante. Des mécanismes d’observation sont mis en place dans les milieux de garde qui en font la demande. Des services et diverses mesures de stimulation précoce et d’adaptation peuvent ainsi rapidement être déployés.

Astuce parents : L’AQETA est présente dans plusieurs régions du Québec. Un centre d’écoute permet aux parents de s’informer rapidement sur les troubles d’apprentissage en général. 

Premiers pas au premier cycle

Titulaires de classe, directions d’établissement, orthopédagogues et parents sont en mode observation afin de déceler au plus tôt des difficultés ou des troubles qui pourraient surgir ou persister à cette étape cruciale du développement de l’enfant tant concernant les habiletés sociales que sur le plan des apprentissages. De nouvelles lignes directrices concernant l’intégration des élèves handicapés ou en difficultés d’apprentissage ou d’adaptation (EHDAA) émises par le Ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport (MÉLS) favorisent un dépistage précoce auprès des élèves de première année pour identifier les élèves en difficultés. Mais attention, le dépistage n’est qu’une première étape et ne peut remplacer le diagnostic. Il permet notamment d’identifier puis bien souvent de régler certaines difficultés en répondant à un besoin précis. Ceux des enfants dont on observe une difficulté ou un trouble plus soutenu pourront ainsi être rapidement dirigés vers les ressources médicales et éducatives en vue de recevoir des services à l’école.

Loin d’être des cas isolés, certains élèves seront aux prises avec des difficultés passagères ou des troubles permanents. Quoi qu’il en soit, le dépistage rapide permettra des mesures d’adaptation qui viendront en aide à l’élève.  

La persistance des difficultés au-delà d’une aide ciblée et à l’intérieur d’une période donnée mènera à une évaluation des apprentissages scolaires qui permettront d’identifier les besoins, les ressources disponibles et les interventions nécessaires qui, lors d’une rencontre avec les parents et les spécialistes, seront consignés à un plan d’intervention dont les mesures seront réévaluées régulièrement afin de maximiser les chances de réussite scolaire.   

Astuce parents 

Même s’il est parfois plus difficile, d’avoir accès aux autorités scolaires qu’en milieu de garde, par exemple, il ne faut pas se gêner. Le personnel, notamment le directeur ou la directrice se doit d’accéder à vos demandes d’information ou de rencontre. Sachez que des interventions ciblées aux besoins d’un élève peuvent être mises en place rapidement même en l’absence de diagnostic et d’évaluation formels.

Troubles ou difficultés?  

L'expression « troubles d'apprentissage » fait référence à un certain nombre de dysfonctionnements pouvant affecter l'acquisition, l'organisation, la rétention, la compréhension ou le traitement de l'information verbale ou non verbale.

Ces dysfonctionnements perturbent l'apprentissage, mais attention, ils ne sont pas liés à l’intelligence. Pensez à une personne d’intelligence moyenne ou supérieure qui a tout le potentiel de réussir, mais qui fait face à un obstacle à l’apprentissage; une habileté déficitaire qui l’empêche de bien réussir dans les matières où ces habiletés sont sollicitées. On parle donc ici de troubles neurologiques, donc permanents. À l’aide des nouvelles technologies et de moyens d'adaptation, on peut devenir fonctionnel à l'école et dans la société.

Contrairement aux troubles qui sont permanents, les difficultés d’apprentissage proprement dites sont temporaires et liées à des événements externes précis et perturbateurs dans la vie d’un enfant : divorce, crise familiale, maladie, etc. Ces enfants auront néanmoins besoin de services ponctuels à l’école.

Astuce parents 

Certaines personnes peuvent être admissibles à une aide financièredu gouvernement pour l’achat d’équipement informatique.

L’évaluation 

Au primaire, l’observation peut mener à l’évaluation personnalisée des besoins et des capacités de l’élève par l’orthopédagogue (spécialiste des troubles d’apprentissage). Quel que soit le niveau scolaire de l’enfant qui présente des difficultés, des services éducatifs complémentaires seront déployés par la direction scolaire selon les ressources disponibles à l’école, en premier lieu par l’enseignant soutenu par l’orthopédagogue.  

Des interventions spécifiques seront mises en place. Les apprentissages de la lecture, de l’écriture et des mathématiques sont principalement visés.

Devant des difficultés qui persistent l’intervention d’une ou de plusieurs ressources spécialistes scolaires dont : les psychologues scolaires, orthophonistes, neuropsychologues, pédiatres, psychiatres, mais aussi optométristes ou audiologistes pourraient être requises.

Dès lors, l’orthopédagogue travaille en étroite collaboration avec les titulaires de classe, les parents, la direction et les autres spécialistes.

Au secondaire, une grande proportion des élèves se retrouvent dans des groupes de cheminement particulier temporaire ou continu dont les titulaires sont souvent des orthopédagogues. Il y a très peu d’orthopédagogues à ce niveau qui interviennent à l’extérieur de la classe en cheminement particulier. Des enseignants libérés selon un pourcentage de leur tâche principale, les enseignants ressources peuvent venir en aide aux élèves des première et deuxième secondaires.

Dans certains milieux, les services sont difficiles à obtenir ou le nombre d’heures consacré est insuffisant. Les parents doivent souvent se tourner vers le privé.

Le plan d’intervention 

La Loi sur l'instruction publique prévoit la mise en place d'un plan d'intervention (PI), que les lignes directrices suggèrent uniforme et informatisé partout au Québec. Ainsi, le plan pourra suivre l’enfant, peu importe s’il change d’école ou de commission scolaire, évitant de reprendre le processus à chaque fois. Les besoins particuliers d’un enfant y sont consignés.

Le suivi du plan est essentiel pour assurer une continuité dans les interventions de même que la réévaluation en cours d’année des progrès permettant ainsi l’ajustement des adaptations afin de refléter au mieux la situation de l’élève. Il est à noter qu’à partir de 14 ans, un jeune pourra garder cette information confidentielle, telle que le prévoit la loi, posant un frein à la transmission des informations et par conséquent stoppant le processus d’intervention. 

Astuce parents 

Les parents sont des intervenants de première ligne. Ils sont ceux qui connaissent le mieux leur enfant. Ils ne doivent cesser de revendiquer, demander par écrit les informations concernant leur enfant et ainsi s’assurer que tous les intervenants travaillent en connaissance de cause et avec les bons outils.

Classe ordinaire ou classe spécialisée?

Nous souhaitons tous le parcours régulier pour nos enfants. D’ailleurs, le ministère incite les institutions à considérer la classe ordinaire comme le lieu privilégié pour la scolarisation des EHDAA avec les adaptations et le soutien nécessaires.

Cependant, lorsqu’il est démontré que les besoins de l’enfant ne pourront être comblés, dans les conditions d’intégration à la classe ordinaire même avec des mesures d’adaptation, un questionnement s’impose quant au choix où les services seront offerts afin d’optimiser les chances de réussite. L’intégration partielle, la classe répit ou la classe ressource sera envisagée à l’intérieur d’un continuum de services précis.

Il est à noter que sur le principe de la révision du plan d’intervention, cette décision du placement dans un service ou un autre devra donc être réévaluée, et ce, régulièrement. Le placement en classe spéciale ou régulière pourra donc être pour une période temporaire. Selon l’évolution des besoins, une réintégration à la classe régulière devra être considérée.  

Astuce parents 

Soyez renseignés et à l’affût! Vous pourrez ainsi exercer une plus grande vigilance dans le dossier de votre enfant et être en mesure d’exiger que ses droits soient respectés.

Quoi de neuf?

De nouvelles lignes directrices, émises par le MÉLS en juin dernier, il s’agit d’un document très attendu de tous les partenaires en éducation. Il regroupe en un seul document ce qu’est et ce que doit être l’intégration des élèves HDAA.  

L’AQETA suivra attentivement la mise en application de ces nouvelles orientations. Le point de vue des parents nous interpelle tout particulièrement.

Astuce devoirs 

Pour commencer l’année en beauté, l’AQETA vous propose des trucs et astuces pour faire de cette période obligatoire un succès!

La routine 

Non négociable! Établissez, en concertation avec l’enfant, un lieu précis et déterminez une heure à respecter. D’année en année, l’enfant gagnera en autonomie, mais il faudra recommencer à chaque rentrée scolaire à rétablir les règles.

Des stratégies variées 

Bien souvent, les parents sont déstabilisés devant les nouvelles méthodes d’apprentissage.La mémorisation des mots de vocabulaire est peu efficace en les faisant répéter en silence? Allez-y avec une méthode plus visuelle. Sortez ardoise et craies et joignez la parole aux gestes. Les mains aussi ont de la mémoire…

Le tutorat par les pairs : Tout commevotre enfant, la résolution d’un problème de mathématique vous laisse perplexe? Faites appel à un camarade de classe qui a bien compris les explications du professeur. Les mots et les méthodes utilisés et expliqués en classe seront plus faciles à comprendre ainsi.

Communiquez avec le professeur : par l'entremise del’agenda ou par courriel. Informez-le d’une difficulté qui persiste dans les devoirs. Cette information sera très utile pour le professeur qui prendra acte et pourra adapter ses explications parfois au profit du plus grand nombre. de la classe.